Il
est clair que toute la méthode de l'AR est centrée autour de la
Sémantique Générale qui forme, avec ses concepts de base, les
piliers de la méthode. Tout repose sur l'idée que tout ce qui
est abstrait doit être sujet à caution, que tout passe et que
rien ne se fixe, et qu'il ne faut pas confondre les faits avec
la façon dont on en parle et dont on les qualifie.
Appliquée
à l'étude des relations humaines entre les individus, cette axiomatique
nous amène rapidement à chercher des règles dans les processus
relationnels, aussi bien en famille qu'en entreprise. Dans notre
recherche de modélisations pour comprendre comment il se fait
que certaines personnes réussissent mieux que d'autres tout ce
qu'elles entreprennent, nous sommes tombés dans la marmite, à
savoir dans les textes fondamentaux de l'Ecole de Palo Alto, dont
les premières traductions sont apparues en France en 1975.
Après
la sémantique générale, Palo Alto fut la deuxième école qui nous
a approché de la compréhension des mécanismes relationnels et
des explications des résultats aussi différents d'une personne
à l'autre. D'ailleurs, comme on le verra plus loin, l'axiomatique
de base de Palo Alto, s'inscrit dès le départ, dans les concepts
de la Sémantique générale.
Par
la suite, la systémique, qui est elle aussi une étude de processus,
nous a donné de nouveaux outils de réflexion pour comprendre que
les relations humaines pouvaient être comparées à des systèmes
vivants et donc, qu'on pouvait peut-être les analyser comme des
systèmes technologiques, tel que le thermostat par exemple.
Dans
notre recherche d'une meilleure compréhension des réussites et
des échecs de nos semblables, il est apparu que les études de
linguistique et de sémantique, menées dans les années 60 - 70
pouvaient porter leur fruit, dans la mesure où le langage est
toujours ou presque présent dans toute interaction entre les individus,
et que, donc, une analyse du langage, ou analyse sémantique, pouvait
apporter sa contribution notable à la compréhension de ce qui
se passe entre les partenaires..
Dans
un deuxième temps, après de nombreuses recherches et tests sur
nos clients et les clients de nos clients, nous nous sommes rendus
compte, dans les années 1990 que la maîtrise du relationnel et
la maîtrise du contenu des communications, ne pouvaient expliquer
à eux seuls toutes les réussites observées dans nos opérations.