L'analyse
relationnelle (dite AR) part d'un constat évident pour tous :
certaines personnes semblent posséder une compétence dans leurs
relations humaines ; on dit d'elles qu'elles réussissent tout
ce qu'elles entreprennent. D'autres, au contraire, semblent, comme
le dit Watzlawick, être expertes dans l'art d'échouer. On les
voit se marier plusieurs fois et reproduire toujours les mêmes
schémas qui les amènent à la rupture, changer de métier et se
faire éjecter…
Fort heureusement, la plupart d'entre nous nous situons entre
ces deux positions extrêmes, tantôt réussissant nos entreprises,
tantôt échouant ou les réussissant médiocrement.
Quand
on observe ceux qui réussissent, on a l'impression qu'il possèdent
un don, on dit qu'ils sont relationnels, qu'ils ont le sens de
la relation, mais à ce jour, très peu de personnes, très peu d'écoles
de pensée, se sont véritablement penchés sur la recherche d'une
explication du pourquoi de leur réussite, ou encore mieux sur
l'essai d'une description du comment font-ils pour réussir ?
Dans
les entreprises en particulier, on dit de ces personnes, - des
vendeurs la plupart du temps -, qu'ils vendraient n'importe quoi,
mais cela ne va pas plus loin. Et les méthodes dont nous disposons
ne permettent pas d'aller plus loin. En effet, il arrive parfois
que certains dirigeants d'entreprise, plus curieux, cherchent
à comprendre comment fonctionnent ceux qui réussissent ; ils vont
sur le terrain voir comment cela se passe ? Et ils ne voient rien,
ou presque.
Ce
n'est pas de leur faute. Comme nous allons le voir, notre culture,
nos croyances et notre langage ne sont pas armés pour voir ce
qui se passe dans les interactions, et tant que nous n'avons pas
les bons outils, les bonnes lunettes, les explications nous échappent.
Tant que nous n'avons pas les mots pour parler d'un fait, d'un
événement, c'est comme s'il n'existait pas. Et, pourtant, cela
existe.
Tant
il est vrai, comme le disait Abraham Maslow : " Quand on n'a qu'un
marteau, tous les problèmes deviennent des clous "
Quand
on va sur le terrain observer ceux qui réussissent ou ceux qui
échouent, et qu'on leur demande comment ils font, ils ne peuvent
pas répondre. Ou plutôt leurs réponses, toujours trop abstraites,
passent à côté d'une véritable description. Car les comportements,
les pensées, la vision du monde de ceux qui réussissent comme
de ceux qui échouent est en grande partie non-consciente. C'est
pourquoi, quand on va observer les personnes, on revient bredouille.
Et l'on revient à l'explication du don. Cela s'appelle la pensée
magique, très peu différente de celle de nos ancêtres des cavernes.
Et
pourtant, il existe des explications, il existe un une possibilité
de décrire le fonctionnement des réussites. A condition d'inventer
un nouveau langage capable de représenter des faits et évènement
échappant jusqu'à maintenant à notre esprit.
Note
: pour nous, on parle de réussite quand une personne dit avoir
atteint son objectif, quel qu'il soit.
La
Méthode Relatio, inspirée fortement de quelques écoles de pensée,
parfois anciennes, donne à ses pratiquants les outils leur permettant
de voir où se situent leur compétence, en leur permettant de l'améliorer
et de résoudre l'ensemble de leurs conflits.