L'Ecole
de Palo Alto (1) et ses axiomes principaux
Bref
historique de l'Ecole de Palo Alto
Pour
prendre connaissance de l'Ecole de Palo Alto, de ses concepts,
et des pratiques que ces idées permettent, le lecteur débutant
peut lire deux ouvrages fondamentaux : Pour débuter l'excellent
panorama complet - à ce jour inégalé - de Dominique PICARD et
Edmond MARC : " L'Ecole de Palo Alto " (Retz, 1984) et
pour en savoir plus de façon plus intime, nous avons de Jean-Jacques
WITTEZAELE et Teresa GARCIA : " A la recherche de l'Ecole de
Palo Alto ", Seuil, 1992.
Il
n'est pas question de redire ici de façon malhabile ce que ces
auteurs ont si bien su exprimer de l'historique et des idées de
Palo Alto. Contentons-nous de quelques points.
Sur
le plan des hommes, l'histoire de cette Ecole commence avec l'aventure
intellectuelle hors du commun de Gregory BATESON, un anglais fils
d'un biologiste célèbre, qui, devenu anthropologue (mari de Margaret
MEAD) et épistémologue, à créer le cadre conceptuel permettant
de faire naître tous les axiomes et théorèmes de la communication
que nous présentons dans ce chapitre.
PIl
créa en 1954, l'Ecole qui prit le nom de Palo Alto, banlieue où
certains avaient pris l'habitude de se retrouver pour travailler.
C'est Bateson qui, le premier a su comprendre que l'on pouvait
appliquer aux relations humaines les principes tout nouveaux de
la systémique. C'est Bateson qui a jeté les bases d'une conception
cybernétique de la communication humaine et qui a découvert l'importance
des paradoxes dans la communication.
Le
premier groupe de l'Ecole de Palo Alto comprenait autour de Bateson
quelques chercheurs aux horizons divers, avec Jay Haley, et Don
D Jakson.
Un deuxième groupe auquel Bateson n'a jamais participé s'est formé
en 1958, le MRI (pour Mental Research Institute) qui comprendra,
autour de Jackson : Ruskin, Virginia Satir, puis Paul Watzlawick
en 1961 qui deviendra le porte-parole attitré de l'Ecole de Palo
Alto, pour les Européens du moins.
Ce
deuxième groupe s'est attaché à des applications concrètes autour
de la psychothérapie, avec des succès considérables et en utilisant
les méthodes de l'hypnose proposée par Milton Erikson.
Le
groupe dit de Palo Alto a repris de la vigueur dans les années
70, mais n'a jamais su s'imposer comme méthode de psychothérapie
stratégique, bien que, sous certains angles on peut dire que cette
école a grandement aidé à la venue de la psychothérapie cognitive.
Les
méthodes de Palo Alto sont à l'opposé radical de la psychanalyse
; en tant que thérapie stratégique et systémique, elle prône la
prééminence du présent sur le passé.
Les
concepts présentés ci-dessous sont tous aussi au sein même de
la méthode Relatio qui se veut fidèle en tous points à Palo Alto.