L'Ecole
de Palo Alto (1) et ses axiomes principaux
Premier
axiome : on ne peut pas ne pas communiquer
Avant
de découvrir les principaux axiomes de Palo Alto, et la façon
dont ils ont réussi à modéliser les relations entre individus,
il convient de faire une remarque sur un point qui semble avoir
échappé à la plupart des observateurs des méthodes exposées ici
: Palo Alto pose comme postulat premier la prépondérance du Territoire
sur la Carte.
En effet, que dit Paul Watzlawick dans l'introduction de Une
logique… :
" Il doit être bien clair dès le départ que nous considèrerons
les deux termes communication et comportement comme étant pratiquement
synonymes " (p. 16)
Pour
cette école, parler de communication en général, n'a aucun sens
; on ne peut parler et étudier que des interactions réelles entre
les participants d'une même relation.
Autant dire que les travaux de l'Ecole de Palo visent à formaliser
les règles concrètes des relations humaines, au niveau des processus,
du territoire donc. Bien que rarement évoquée, la filiation est
évidente.
Le
premier axiome de Palo Alto est le fameux : " On ne peut pas
ne pas communiquer ".
Quoi
que nous fassions, et même si nous souhaitons ne pas communiquer
avec quelqu'un, à partir du moment où nous sommes mis en sa présence,
il devient " impossible de ne pas communiquer ".
La communication n'a pas de contraire ; il n'y pas de non-comportement.
La
deuxième chose que nous dit cet axiome est que " Tout est communication
" ; tous les objets d'études que nous avons l'habitude de classer
dans diverses sciences et activités humaines font également partie
de la communication : l'éducation, la formation, le marketing,
le management..., tout cela est encore de la communication.
Si nous connaissons les règles de la relation interpersonnelle,
et que nous savons bien les manier, alors nous sommes également
compétents dans une multitude de pratiques appartenant aux sciences
dites humaines.
Ainsi,
pour Palo Alto, comme pour la Méthode Relatio, tous les problèmes
relationnels, y compris ceux qu'on a l'habitude d'appeler problèmes
" sociaux " ou " politiques ", sont des problèmes de communication.