Les critères
d'une relation réussie, récapitulatif
Critère
Carte / Territoire (codé C / T)
C'est
le critère dominant, le plus important de tous, que l'adjectivogramme
ne peut pas mesurer. En effet, dans la mesure où tous les adjectifs
par définition font partie du langage de la Carte, il est quasiment
impossible de déterminer comment chaque personne utilise les 217
adjectifs, au sein de phrases concrètes.
C'est
l'axiome principal de la Sémantique Générale que nous avons déjà
étudiée. Et c'est aussi le critère principal de la Méthode Relatio.
Tant qu'une personne situe ses réflexions, ses descriptions, et
ses préoccupations, au niveau de la Carte, aucun changement réel
n'est possible.
Nous
avons vu que la définition même que nous donnons de la relation,
suppose que nous descendions assez loin dans la précision du territoire,
de ce qui se passe.
Plus une personne parle de la relation qu'elle entretient avec
autrui, en termes précis, concrets, en termes de processus plutôt
qu'en termes de jugements, et avec plus de verbes que d'adjectifs,
plus nous pouvons penser qu'elle connaît parfaitement le sujet
évoqué et qu'elle sait le vivre avec toutes ses nuances, au point
de pouvoir citer de nombreux exemples vécus, et de pratiquer plus
la distinction que l'amalgame dans ses différentes interactions,
ici et maintenant.
Nous
savons que l'efficacité va de pair avec la capacité à discriminer
plutôt qu'à amalgamer, à voir les différences plutôt que les ressemblances.
Pour Relatio, et pour celui qui veut réussir le plus souvent dans
ses entreprises, les phrases qui tuent sont celles qui disent,
devant un fait, un événement… " Ca me rappelle… " ou encore
ce stéréotype imbécile, pourtant répandu : " L'Histoire est
un éternel recommencement ".
Un
bon commercial - c'est-à-dire un commercial efficace - nous parlera
par exemple de ses clients en nous décrivant un certain nombre
d'entre eux ;
il dira : " Ils sont tous différents " et ne cherchera
pas à faire des catégories.
Il ne généralisera pas à partir de quelques cas, mais sera toujours
prêt à remarquer en quoi chaque interaction, chaque visite au
client, chaque moment passé avec le conjoint ou tel ami…, est
différent des interactions précédentes.
L'habitude de penser, de parler et d'agir au niveau le plus concret,
si elle difficile à prendre, car contraire à notre culture, nous
donne un avantage immédiat : voir ce qui se passe ici et maintenant
et pouvoir agir en rapport avec lé réalité et non plus notre jugement
de celle-ci.
Pour celui qui pratique le langage du territoire, il devient clair
qu'une chose, une personne, un concept ne peut être que contextuel.
Le sens d'une phrase, d'un geste, doit se chercher dans les contextes
: contexte linguistique, contexte environnemental… Donc le sens
des éléments de la relation est en permanence changeant.
Même
le Je, le Moi, est contextuel. Dans notre conception nous ne sommes
rien d'autre que l'ensemble des relations que nous avons eu par
le passé, les relations que nous avons maintenant, et les relations
que nous aurons ou que nous pensons avoir dans l'avenir.
On
peut calculer un ratio :
importance du langage Territoire / Ensemble du langage ; plus
il sera élevé, plus cela sera un signe de performance.