La
systémique ou théorie des systèmes a vu le jour dans les années
1950 et le nom principal de son inventeur est celui de Norbert
Wiener.
La
systémique a sonné le glas de la conception linéaire de la communication.
Mais, alors qu'elle a montré sa capacité à faire progresser considérablement
la technologie et les sciences dures, elle n'a commencé à être
appliquée dans les sciences humaines que récemment.
On l'a vu : c'est Gregory Bateson qui, le premier à considéré
les relations interindividuelles comme des systèmes dans lesquels
les protagonistes étaient les éléments.
Comment
définir un système ? Quels sont les critères qui permettent de
décider si nous avons affaire à un système ?
La systémique est de nos jours indispensable pour modéliser la
moindre interaction, la moindre communication.
Un système est un ensemble, composé d'éléments en
interaction ; un système possède une frontière qui le relie
à l'extérieur dans le cas le plus fréquent des systèmes dits "
ouverts " ; un système a sa vie propre qui ne peut se confondre
avec la vie de ses éléments ; un système possède essentiellement
deux objectifs fondamentaux : se maintenir en équilibre et augmenter
sa " masse relationnelle ". Chaque individu peut être avantageusement
considéré comme une système.
Un
système, comme le montre le schéma ci-dessous, est un ensemble
d'éléments, reliés entre eux par des processus, des flux (d'informations,
d'argent…) ; il comprend une frontière au delà de laquelle nous
sortons du système, des réservoirs d'informations la stockant.
Certains de ses éléments peuvent en sortir (démissions, morts…)
ou au contraire y entrer (recrutement, naissances…)
Cette
conception connue depuis les années 1950 a permis à des chercheurs
ou des thérapeutes, de comparer sans difficulté les relations
humaines, interindividuelles ou de groupe, à des systèmes.
En effet, dans une relation, il existe des éléments : les
personnes en présence. Il existe les relations : ce qu'ils
font, ce qu'ils se font et ce qu'ils disent. Il existe une frontière
; tout ce qui n'est pas la relation fait partie du monde extérieur,
l'environnement.
Il existe aussi des flux : flux de contenus, ce qui se
dit, ce qui se fait et flux relationnels : la façon dont chacun
apprécie et voit ce qui se passe…
La comparaison peut aller jusqu'au bout sans distorsion. Car,
toute relation est mortelle : elle peut posséder un début
(entrée dans le système) et une fin (sortie du système).