Exposé des cours - N°14 / page 1
 
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La systémique appliquée aux relations humaines

Un essai de définition de la systémique

La systémique ou théorie des systèmes a vu le jour dans les années 1950 et le nom principal de son inventeur est celui de Norbert Wiener.

La systémique a sonné le glas de la conception linéaire de la communication. Mais, alors qu'elle a montré sa capacité à faire progresser considérablement la technologie et les sciences dures, elle n'a commencé à être appliquée dans les sciences humaines que récemment.
On l'a vu : c'est Gregory Bateson qui, le premier à considéré les relations interindividuelles comme des systèmes dans lesquels les protagonistes étaient les éléments.

Comment définir un système ? Quels sont les critères qui permettent de décider si nous avons affaire à un système ?
La systémique est de nos jours indispensable pour modéliser la moindre interaction, la moindre communication.
Un système est un ensemble, composé d'éléments en interaction ; un système possède une frontière qui le relie à l'extérieur dans le cas le plus fréquent des systèmes dits " ouverts " ; un système a sa vie propre qui ne peut se confondre avec la vie de ses éléments ; un système possède essentiellement deux objectifs fondamentaux : se maintenir en équilibre et augmenter sa " masse relationnelle ". Chaque individu peut être avantageusement considéré comme une système.

Un système, comme le montre le schéma ci-dessous, est un ensemble d'éléments, reliés entre eux par des processus, des flux (d'informations, d'argent…) ; il comprend une frontière au delà de laquelle nous sortons du système, des réservoirs d'informations la stockant. Certains de ses éléments peuvent en sortir (démissions, morts…) ou au contraire y entrer (recrutement, naissances…)

Cette conception connue depuis les années 1950 a permis à des chercheurs ou des thérapeutes, de comparer sans difficulté les relations humaines, interindividuelles ou de groupe, à des systèmes.
En effet, dans une relation, il existe des éléments : les personnes en présence. Il existe les relations : ce qu'ils font, ce qu'ils se font et ce qu'ils disent. Il existe une frontière ; tout ce qui n'est pas la relation fait partie du monde extérieur, l'environnement.
Il existe aussi des flux : flux de contenus, ce qui se dit, ce qui se fait et flux relationnels : la façon dont chacun apprécie et voit ce qui se passe…
La comparaison peut aller jusqu'au bout sans distorsion. Car, toute relation est mortelle : elle peut posséder un début (entrée dans le système) et une fin (sortie du système).


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