Exposé des cours - N°14 / page 2
 
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La systémique appliquée aux relations humaines

Un essai de définition de la systémique ( suite )

La notion de système nous a familiarisé avec des idées fort utiles en pratique.
La première idée est que " tout est relié à tout ". On l'a vu, c'est une coupure radicale (on dit parfois " épistémologique " et on parle de changement de paradigme) d'avec la communication linéaire et sa causalité univoque.
La systémique, c'est la réunification des tiroirs, c'est le refus d'en rester aux classifications analytiques, c'est une tentative pour relier en permanence ce qui a été précédemment séparé par les anciennes façons de penser. C'est la négation de la pensée atomisante.
La systémique ne voit plus les éléments comme entités séparées, mais comme étant en relation vivante dans un ensemble plus vaste et plus complexe, lequel à son tour... La systémique voit et prend en compte les mouvements comme unités d'analyse, retrouvant la pensée d'Héraclite après quelques siècles de mépris.
C'est une pensée non-aristotélicienne ; la pensée non-A de Korzybski.

Après le " tout est communication ", voici le " tout est système ".

Nous avons vu en quoi le monde de la carte est aussi le monde de la causalité linéaire, monde dans lequel les éléments sont vécus comme séparés les uns des autres.
Le monde des relations, plus proche du Territoire, est le monde des processus, des interactions, lesquels ne peuvent être correctement décrits à l'aide seulement des Pourquoi. Dans le monde complexe des interactions entre individus, les causes peuvent se transformer en effets et vice versa, au plus grand dam des aristotéliciens et autres cartésiens.

Le modèle de la causalité linéaire, ou modèle du télégraphe qui se résume en trois lettres, E => M => R, comme Emetteur => Message => Récepteur, se transforme en un modèle cyclique du type de l'orchestre, où chaque élément est en même temps cause ET effet...

Ce monde des processus ne peut se comprendre sans l'invention de nouveaux outils, des outils permettant de modéliser le complexe. Cela ne peut se faire que dans la mesure où notre esprit est tout entier tourné vers la recherche des " Comment ça marche " et non plus des " Pourquoi ça ne marche pas ? "

Ainsi, un autre axiome de l'AR dit :
" Pour décrire et comprendre les processus relationnels, il vaut mieux s'attacher à la recherche des Comment qu'à celle des Pourquoi ".


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