Ainsi,
une fois repérées les croyances généralisantes, et les expériences
concrètes qui les justifient ou qui les infirment, l'élève en
AR s'exerce dans des actions concrètes allant à l'encontre de
ses opinions et croyances.
Comme comportements et concepts semblent tenir beaucoup à être
cohérents entre eux, les croyances finissent par céder devant
des expériences manifestement contraires. A quelqu'un trop attaché
à l'hygiène corporelle (deux douches par jour, brossage de dents
avec sa " propre " brosse à dents...), nous demandons de faire
une randonnée - s'il est randonneur- où il lui sera impossible
de se laver correctement. La croyance fonctionne comme une obligation
ou, côté pile, comme une interdiction : " Il faut... ou il ne
faut pas ". La croyance dit : " Il est indispensable de se laver
tous les jours ", et l'expérience dit " Tu vois, tu n'en meurs
pas ". En répétant les expériences, la croyance finit par céder
et c'est un rapport de force entre le Territoire et la Carte.
Mais
attention, la Méthode Relatio ne doit pas se mettre au service
d'une quelconque idéologie ; nous n'avons pas à guider nos élèves
vers un chemin plutôt que vers un autre. Nous n'obligeons personne
à adopter des croyances particulières, sinon celles qui peuvent
leur être utiles.
C'est
l'élève en Méthode Relatio , et lui seul, qui décide de la nature
des changements souhaités. Si la façon dont fonctionne une de
ses relations, dans des cas précis, ne le satisfait pas, nous
l'aidons à résoudre ce problème qui est souvent plus simple qu'il
ne le croit.
Il nous est arrivé de rencontrer des relationnistes débutants
totalement satisfaits de leurs relations ; dans ce cas, ils n'ont
besoin d'aucune méthode de changement.
La
Méthode Relatio peut se définir, nous l'avons vu en introduction,
soit comme une boîte à outils, soit comme une méthode de vie,
ou une nouvelle épistémologie, celle de la sémantique générale
et du zen, et chaque élève se situe au niveau qui lui convient.