Faire
changer les autres à l'aide des critères de la relation
Changer quoi ? Changer qui ? ( suite
)
Il
existe en fait un quatrième niveau, celui des processus cognitifs
et des perceptions, mais nous sortons du domaine de la
relation.
Nous
savons déjà, que ce n'est que par commodité de présentation que
nous séparons ces trois niveaux, et qu'il paraît plus efficace
de les traiter comme éléments d'un même ensemble reliés entre
eux par des liens dynamiques en constante évolution. Encore une
fois, il s'agit d'une prise de position méthodologique et provisoire,
dont le but est de faire faire des exercices aux pratiquants de
la Méthode Relatio .
Aussi
un changement aboutissant à des modifications sensibles de nos
programmations relationnelles, sera rarement un changement effectué
sur un seul de ces trois niveaux ; mais un changement - plus ou
moins simultané - dans la structure de ces trois ensembles, même
si nous devons nous servir de l'un d'entre eux pour initier le
changement.
Il
existe de vieilles querelles entre les psy en général - et toute
leur ribambelle de descendants - pour qui le niveau de la Carte
et des croyances doit être privilégié, et les béhavioristes purs
qui ne jurent que par les comportements, proches du Territoire.
C'est pour nous une querelle de théoriciens, un conflit de niveaux.
Nous préférons agir sur les trois plans à la fois pour obtenir
un authentique changement.
Il
est vrai, comme le prétendent certaines écoles (et la PNL en particulier)
que l'on se comporte en fonction de nos croyances. Mais il est
tout aussi vrai que nos croyances sont créées et modifiées par
nos comportements, et qu'un changement de comportement entraînera
souvent un changement de croyances. Et on vient de voir que le
langage peut créer de toutes pièces, non seulement une façon de
voir l'environnement, donc des opinions et croyances, mais aussi
nous amener à nous comporter d'une certaine façon.