Les sciences
cognitives ou quand nos raisonnements nous trompent, exemples
Quels
sont les critères qui concourent à la réussite ou à l'échec de
nos relations ? Il existe trois types d'éléments à prendre en
compte : - notre maîtrise des relations, ou
plus précisément de nos interactions avec les autres, - la façon même dont nous raisonnons
et comment nous fabriquons nos opinions et nos croyances, - enfin notre attitude générale vis-à-vis
de la vie, et vis-à-vis des biens de ce monde.
Le
premier groupe d'éléments vient d'être étudié : il s'agit de toutes
les programmations relationnelles, plus ou moins adéquates à la
résolution de nos conflits ; le deuxième groupe est celui des
sciences cognitives que nous allons voir maintenant, et le troisième
groupe, celui du zen et des philosophies orientales.
Dit
clairement : une partie de nos problèmes, et parmi les plus insolubles,
provient de la façon même dont nous les avons fabriqués mentalement.
Toute opération de changement devra étudier comment fonctionne
notre fabrique à problèmes, et comment la remplacer par une fabrique
de succès et d'efficacité.
Que
traitent les sciences dites cognitives ? Un excellent livre nous
apprend l'essentiel, celui de Michel LAUNAY (voir notre bibliographie).
Pour faire simple, on va dire que les sciences cognitives étudient
comment fonctionne notre esprit : elles étudient comment nous
percevons, comment notre mémoire fonctionne, comment nous apprenons,
nous parlons, nous raisonnons, nous prenons nos décisions…
Elles
ont montré que souvent, alors que nous voyons nos problèmes en
dehors de nous, ils proviennent essentiellement d'une façon erronée
de voir les choses.
La psychiatrie cognitive qui a bâti son nid sur ce principe est
maintenant bien développée.
Quant
à l'application commerciale, elle est évidente : les échecs des
commerciaux sont eux aussi en partie dus à leurs façons erronées
de voir leur métier et de le pratiquer. Les étapes de la guérison
sont simples : montrer à la personne comment elle fonctionne,
puis lui proposer un nouveau schéma. Cela est valable pour des
dépressions à répétitions tout autant que pour des échecs commerciaux
permanents. Après tout un vendeur qui ne vend pas peut être comparé
à un malade mental ; quand il se met à vendre, on peut considérer
qu'il est guéri. C'est une analogie, bien sûr.