Exposé des cours - N°24 / page 1
 
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Les sciences cognitives ou quand nos raisonnements nous trompent, exemples

Quels sont les critères qui concourent à la réussite ou à l'échec de nos relations ? Il existe trois types d'éléments à prendre en compte :
- notre maîtrise des relations, ou plus précisément de nos interactions avec les autres,
- la façon même dont nous raisonnons et comment nous fabriquons nos opinions et nos croyances,
- enfin notre attitude générale vis-à-vis de la vie, et vis-à-vis des biens de ce monde.

Le premier groupe d'éléments vient d'être étudié : il s'agit de toutes les programmations relationnelles, plus ou moins adéquates à la résolution de nos conflits ; le deuxième groupe est celui des sciences cognitives que nous allons voir maintenant, et le troisième groupe, celui du zen et des philosophies orientales.

Dit clairement : une partie de nos problèmes, et parmi les plus insolubles, provient de la façon même dont nous les avons fabriqués mentalement.
Toute opération de changement devra étudier comment fonctionne notre fabrique à problèmes, et comment la remplacer par une fabrique de succès et d'efficacité.

Que traitent les sciences dites cognitives ? Un excellent livre nous apprend l'essentiel, celui de Michel LAUNAY (voir notre bibliographie). Pour faire simple, on va dire que les sciences cognitives étudient comment fonctionne notre esprit : elles étudient comment nous percevons, comment notre mémoire fonctionne, comment nous apprenons, nous parlons, nous raisonnons, nous prenons nos décisions…

Elles ont montré que souvent, alors que nous voyons nos problèmes en dehors de nous, ils proviennent essentiellement d'une façon erronée de voir les choses.
La psychiatrie cognitive qui a bâti son nid sur ce principe est maintenant bien développée.

Quant à l'application commerciale, elle est évidente : les échecs des commerciaux sont eux aussi en partie dus à leurs façons erronées de voir leur métier et de le pratiquer. Les étapes de la guérison sont simples : montrer à la personne comment elle fonctionne, puis lui proposer un nouveau schéma. Cela est valable pour des dépressions à répétitions tout autant que pour des échecs commerciaux permanents. Après tout un vendeur qui ne vend pas peut être comparé à un malade mental ; quand il se met à vendre, on peut considérer qu'il est guéri. C'est une analogie, bien sûr.


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