Nous
avons vu plus haut que toute communication obéit, de façon souvent
non-consciente, à au moins cinq règles dont voici les trois principales
: 1. La règle du nombre pair de coups.
Si la séquence s'arrête sur un nombre impair de coups, l'un des
partenaires se sent frustré.
2. La règle de la tendance à revenir
à la case départ.
3. La règle de la tendance à la symétrie
des coups : à un coup de guerre je réponds par un coup
de guerre.
On
a vu aussi qu'une grande partie de l'efficacité de la Méthode
Relatio®
résidait dans la possibilité donnée à ses pratiquants de créer
et de vivre des interactions nouvelles, inattendues par le partenaire,
et, qui parfois sont obtenues par transgression des règles de
base de la communication, telles que nous les avons décrites.
Il
est assez étonnant de constater qu'un grand nombre de philosophies
prétendent traiter de la résolution des problèmes relationnels,
sans avoir posé préalablement le " problème " de la mise en équation
dudit problème. Et pourtant, de la façon de poser les problèmes
dépend une grande partie de leur résolution.
Nous
distinguons, grosso modo :
- les problèmes qui n'existent que parce qu'on se les pose (problèmes
de la Carte présents dans l'esprit d'un seul des partenaires d'une
relation),
- les problèmes mal posés (erreur de niveau, erreur de ponctuation…),
- les problèmes engendrées par les tentatives de solutions antérieures.
En
ce qui nous concerne, la Méthode Relatio®
reste fidèle à Palo Alto quand cette école nous dit que les souffrances
mentales - appelées parfois maladies mentales) sont la
plupart du temps réductibles à des maladies relationnelles. Aussi,
pensons-nous qu'une grille d'analyse des interactions, première
ébauche d'un langage Territoire, permettra, en un seul mouvement,
de diagnostiquer la nature exacte du problème, et la découverte
non pas d'une mais de plusieurs solutions.
Une
fois repéré par le Relationniste, les programmations relationnelles
insatisfaisantes, pour lui, pour l'autre, ou pour les deux partenaires,
il lui est possible d'en écrire d'autres, sur le papier d'abord
(en jouant avec la grille 14 par exemple), puis in vivo.
Voici
maintenant, comment, grâce à nos grilles relationnelles, nous
classons les conflits possibles au cours d'une relation, classement
provisoire car nous gardons présent à l'esprit que toute classification
aboutit à un a peu près, et qu'aucune classification n'existe
dans la nature.