Systémique
et communication la communication linéaire
et la communication cyclique -
La communication linéaire
: le schéma du téléphone
D'abord
qu'entendons-nous par communication, terme galvaudé s'il en est
? Nous avons repris la définition de Palo Alto : on ne peut parler
de communication en général, mais seulement de séquences précises
de communication. Une communication est un échange, verbal ou
non, entre deux ou plusieurs personnes, en un laps de temps défini.
On verra dans un chapitre ultérieur que cette définition du terme
de " communication " contient en elle-même la notion de Territoire,
notion centrale de la Sémantique Générale.
Cette
définition est conforme à la théorie de la communication, telle
qu'elle a été étudiée par Shannon et Weaver dans leur livre Théorie
mathématique de la communication, paru en 1949. C'est à partir
de ce livre que se sont développées, d'une part la théorie de
l'information (voir cours 6) ainsi que les différentes théories
de la communication.
Dans
ce schéma, dit linéaire, les auteurs étudient comment l'information
" passe " entre un émetteur et un récepteur. Ils étudient, les
quantités d'information qui passent, la qualité de l'information
reçue, ainsi que les pertes (ou " bruits ").
Le
schéma de base est le suivant :
L'émetteur
transmet un message, une information, quelle qu'elle soit, à un
récepteur, qui en garde une trace : la mémorisation, laquelle
est différente du message émis et aussi différente d'une personne
à l'autre.
Comme
l'expriment Dominique Picard et Edmond Marc (2006, p. 102) : "
Dans cette conception, on voit que la communication s'organise
autour du message : sa formulation, son codage, la qualité de
son émission ; puis, son décodage ; et, enfin, sa réception. Des
protagonistes, on ne sait rien d'autre que leur effort pour transmettre
ou recevoir ce précieux message. La communication se superpose
au transfert d'information. "
Ce
schéma, manifestement obsolète peut encore rendre quelques services
quand le problème est d'augmenter la mémorisation des messages,
dans le cadre d'une communication de type monologue : argumentaire,
publicité à la télé…
Nous avons appelé M' la mémorisation du message M.
Et nous nous sommes attachés à étudier les écarts entre M et M',
de façon à les diminuer au maximum. C'est un problème dont l'importance
est fondamentale pour les entreprises, dont le besoin permanent
est de voir leurs messages retenus par les prospects et clients.
Comment maximiser la mémorisation des messages ?