Systémique
et communication la communication linéaire
et la communication cyclique -
D'abord,
nous savons et nous l'étudierons au chapitre 6 que la quantité
de message reçu (M') est toujours inférieure au message émis,
dès que celui-ci dépasse un seuil, assez bas, appelé empan de
la mémoire immédiate.
M'
< M
Mais
ceci est une information peu intéressante en soi dans la mesure,
où nous ne savons pas encore la nature des éléments mémorisés
par rapport à celle des éléments oubliés.
En
fait, quand nous réalisons un test de mémorisation, en demandant
aux personnes qui le subissent de nous restituer ce qu'elles ont
entendu, nous nous trouvons devant trois comportements-types des
éléments d'information, figurés par le schéma suivants :
Que
constatons-nous ?
Certains éléments du message émis M sont mémorisés et se retrouvent
dans M' ; d'autres sont oubliés et se perdent quelque part dans
l'esprit des personnes testées et enfin, une troisième sorte d'éléments
se trouvent dans M' alors qu'ils ne figuraient pas dans M : ce
sont les éléments générés par le message, ce que la personne a
cru entendre et qui n'a pas été dit, son interprétation donc.
Un
message qui nous a intéressé est toujours interprété par notre
esprit, et nous sommes donc, par voie de conséquence incapables
de le restituer intégralement. La théorie des signaux dit la même
chose quand elle montre que si l'ouput (M') est égal à l'input
(M), c'est que la boîte noire (ici l'esprit de la personne testée)
est vide.
Ce qui signifie que, et cela peut sembler paradoxal, on retient
mieux ce qui nous indiffère que ce qui nous tient à cœur. Avec
des nuances cependant que nous étudierons ailleurs.