Systémique
et communication la communication linéaire
et la communication cyclique -
Cette constatation fait la nique aux publicitaires qui prétendent
élever la notoriété de leurs messages au rang de mesure de leur
efficacité.
Nous, nous disons qu'une bonne publicité est une publicité estropiée,
trahie, déformée… et non pas une publicité bien mémorisée. Pour
nous accorder une vilaine analogie, nos aliments ne ressortent
pas du corps sous la forme qu'ils avaient en entrant. Pour la
mémorisation, c'est pareil : nous digérons le message pour le
faire nôtre, donc nous le transformons.
Le
message est interprété par le récepteur ; cette interprétation,
que nous appelons recodage, fait que le récepteur n'entend pas
ce qui a été dit, mais ce qu'il croit avoir entendu.
Ses croyances préalables, son langage préexistant, ainsi que ses
expériences antérieures propres sur le sujet du message (on retrouve
ici les trois niveaux étudiés en analyse relationnelle : Croyances,
Langage et Comportements), font que le message M se heurte, dans
l'esprit du récepteur au vécu préexistant ; la résultante est
M'.
Nous
verrons plus loin, comment un test d'interprétation amusant, peut
nous montrer à quel point il est quasi impossible de ne pas interpréter,
c'est-à-dire qu'il est impossible d'entendre ce que nous dit notre
interlocuteur et seulement cela.
Voici
le schéma de la communication linéaire, dans le cas d'un message
entre un vendeur (commercial) et un acheteur potentiel :
Le
recodage, produit par interprétation, au moment même où le récepteur
entend le message, transforme celui-ci en M'.
Si
bien que l'on peut écrire, sans grand risque la formule de base
de la communication linéaire : M' = f (M, r)
qui
signifie que le message mémorisé M' est fonction d'au moins deux
éléments : ce qui a été dit (M) et l'interprétation que nous en
avons faite (r). (2 )
(2)
Dans la réalité, c'est plus complexe, car la mémorisation dépend
aussi des bruits de la communication et de l'environnement.