Le
schéma linéaire explique comment passe le message (M) ; il nous
parle de la mémorisation de ce message (M') et de l'influence
de cette mémorisation sur les actions ultérieures du partenaire.
Tout
ce qui se passe comme si la personnalité des partenaires, les
jugements qu'ils ne manquent pas de se porter l'un l'autre n'avaient
aucune influence sur le format ni sur les résultats de la séquence
de communication.
Les
messages sont étudiés pour leur valeur intrinsèque, soit en termes
de théorie d'information, soit en termes linguistiques. Le schéma
linéaire fait abstraction des changements de sens, et des significations
nouvelles, qu'apportent les partenaires eux-mêmes.
Par
exemple, une gifle de A vers B sera traitée en tant que telle.
Alors, que, dans la conception cyclique, cette gifle ne sera pas
la même s'il s'agit d'une gifle du père à son fils, ou du fils
à son père, ou de la secrétaire à son patron... et selon les moments,
de quoi il s'agit, les us et coutumes de notre civilisation...
En
entreprise, par exemple, où la communication linéaire reste encore
très majoritaire, on attribuera facilement les ventes d'un produit,
en tant que réactions de l'acheteur), à la qualité de l'argumentaire
(M), en omettant le rôle joué dans cette vente par le vendeur
lui-même, sa façon particulière de travailler, ses méthodes...
La
communication linéaire, que nous appelons souvent classique, privilégie
les contenus alors que la communication cyclique (ou cybernétique)
ne sépare pas le contenu des messages de la façon de travailler
des porteurs de ce même message.
Nous
verrons que le dualisme Contenu / Relation, est une des critères
intervenant dans les résultats des relations.