Exposé des cours - N°7 / page 3
 
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Les 13 différences entre les 2 schémas

3. Monologue / Dialogue

Le dialogue est certes bien antérieur à la découverte de la cybernétique, dans les années 1950.
Mais avant elle, le dialogue se décrivait, à l'aide du schéma linéaire, en disant que, tour à tour chaque partenaire passait du rôle d'émetteur à celui de récepteur.
Dans ce cas, nous préférons parler de monologues croisés.
Le dialogue se décrit comme une suite de tours de parole.

Dans le dialogue, tel que le conçoit la communication orchestrale, il n'y a pas de rupture dans la chaîne de communication, les interlocuteurs restent en scène en permanence, et sont en permanence émetteurs et récepteurs. Pendant que l'un parle, l'autre fait la grimace et cela influence les paroles du premier. Un dialogue vrai est permanent, le silence de l'un est rarement totalement passif. On dit dans ce cas que la relation est co-produite par les partenaires. Les hautbois regardent la partition et participent à la symphonie, même quand ils ne jouent pas, en apparence.

De plus, le dialogue est basé sur l'idée que chaque message émis par l'un des partenaires peut être considéré comme une réaction aux propos précédents de l'autre, et ainsi de suite.

Pour reprendre l'analogie de Palo Alto, en communication linéaire chaque instrument joue, à tour de rôle, sa partie, alors que en communication cyclique, plusieurs instruments jouent en même temps : c'est un orchestre.

4. Concept / Processus

Du fait même que la communication linéaire est faite pour véhiculer de l'abstrait et la cyclique du concret, on comprend que l'une nous fournit des Concepts, opinions, théories… et l'autre des Faits.

D'une façon générale, la communication classique se définit à l'aide de concepts, plus ou moins abstraits. La communication définie comme le passage d'un message ou d'une information d'une personne à une autre, cherchera des explications générales sur le pourquoi des déperditions d'information, et sur les pourquoi des réactions de l'autre à telle ou telle communication.

En entreprise, quand un message ne donne pas les effets attendus, une vente suffisante des produits, on va chercher dans les messages eux-mêmes les raisons de l'échec, et l'on change les messages, et souvent, par voie de conséquence on change aussi les responsables de ces messages insuffisants.

La communication classique est largement tributaire des explications d'origine psychologique : on cherche à communiquer en motivant le partenaire, en argumentant pour qu'il fasse ce qu'on souhaite lui voir faire. Au contraire, la communication orchestrale se contente de lire les partitions, elle dévoile comment fonctionne la communication, à quels endroits les flux se perdent, et par quels chemins et quels processus (au pluriel) les messages se transforment pour atteindre ou non leurs objectifs.

A ce titre, on peut dire que la communication cyclique, qui étudie essentiellement des engrenages, traitera des séquences précises de communications, interactions verbales, dialogues vendeurs - clients, scènes de ménage, sans avoir automatiquement le désir de généraliser en philosophant sur la communication en général.


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