Quand
nous disons : " Il faut que ça change ", nous pouvons poser par
là des affirmations très différentes les unes des autres. Selon
la nature du changement que nous souhaitons (changer quoi ?),
selon l'objectif du changement (changer pour quoi ?), selon qui
va intervenir dans ces changements (changer qui ?) et selon les
méthodologies que nous allons mettre en oeuvre (changer comment
?)
Il
va nous falloir, dans un premier temps reprendre notre schéma
de la sémantique générale, pour essayer de s'y retrouver parmi
tous les changements possibles.
A
un moment donné du temps (" ici et maintenant "), la vision
du monde d'une personne, toujours unique, peut s'appréhender au
travers de ces trois ensembles (au moins) d'éléments possibles
:
- l'ensemble de ses croyances, concepts, valeurs et opinions
Pour recueillir cet ensemble qu'on a l'habitude de nommer " carte
mentale ", les méthodes sont nombreuses ; nous avons, quant à
nous recours à " l'entretien fondamental ", au cours duquel la
personne analysée nous décrit comment elle voit sa vie dans cinq
ans.
Il faut noter que pour nous, tous les mots tels que croyances,
concepts… désignant les éléments abstraits sont considérés comme
presque synonymes. En effet, sur le plan dynamique, ils possèdent
la même caractéristique : exprimer de façon floue des " guides
d'actions " pour ceux qui y croient.
- Le langage qu'elle utilise habituellement. La vision verbale
du monde doit être analysée à l'aide de techniques d'analyse de
langage.
- Ses comportements exacts, en situation. Plus difficiles à connaître,
car ils ne découlent pas logiquement des deux ensembles précédents,
ils demandent une observation rigoureuse, et une méthode scientifique
d'analyse comportementale.
Il
existe en fait un quatrième niveau, celui des processus cognitifs
et desperceptions, mais nous sortons du domaine
de la relation.