Exposé des cours - N°9 / page 3
 
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L' adjectivogramme et ses 17 critères

L'adjectivogramme (suite)

On appelle cela l'adjectivogramme relationnel. Car c'est sur cette relation qu'il faudra intervenir en premier.

Avant de décrire ce test dans le détail et de montrer les principaux résultats auxquels il aboutit, voici quelques réflexions au sujet de l'adjectivogramme.

Il est évident, et nous l'avons vu quand nous avons esquissé un portrait de la Sémantique Générale, que nos actions quotidiennes sont influencées par la façon dont nous nous voyons, et qu'à leur tour nos actions influencent la vision que nous avons de nous-mêmes. Si je me vois comme quelqu'un d'actif, et que je me déclare tel, j'essaierai, dans la mesure du possible, de justifier cet épithète dans ma vie quotidienne, ce qui, par rétroaction, renforcera l'opinion que j'en ai.

Bien sûr, comme pour tous les tests, il faut parler du biais introduit par le fait que ce test est passé dans l'objectif d'être lu et analysé par une tierce personne.
A titre anecdotique nous avons observé ce biais en faisant passer deux fois l'adjectivogramme : une fois dans un contexte de recrutement vrai, une autre fois dans un contexte amical : les différences étaient considérables.

Ce test, comme ses compagnons de même nature, ne donne pas vraiment les réponses à la question : " Qui suis-je ? ", mais plutôt à la question : " Comment je veux paraître aux yeux des autres ".

Toutefois ce biais ne gêne pas la Méthode Relatio® , car la façon dont nous voulons paraître conditionne finalement plus d'interactions réelles dans des contextes concrets que la façon dont nous nous voyons vraiment, quand nous sommes face à nous-même dans le miroir.
Si je me dis énergique, je vais essayer, non pas seulement de l'être, mais de le paraître. Même si, dans l'intimité, je sais bien que je ne le suis guère.

Ce genre de réflexions nous amènerait à considérer des sujets philosophiques, tels que les différences entre être et paraître, ainsi que les problèmes engendrés par les écarts entre " Comment je me vois réellement ", et " Comment je dis que je me vois ". On peut penser a priori que plus ces écarts sont petits, plus la personne est à l'aise partout, plus la personne est la même en toutes circonstances. C'est, en tout cas, un des objectifs fréquents des opérations de changement en Méthode Relatio : d'amener nos élèves à se restructurer autour d'une image cohérente d'eux-mêmes.

Les résultats les plus importants de l'adjectivogramme sont ceux de la colonne correspondant à " Comment je suis ". Mais, il est utile de comparer ces premiers résultats à ceux de la colonne " Comment je pense qu'on me voit ". En effet, on peut penser que les résultats doivent nécessairement être différents. Si je pense qu'on me voit exactement de la même façon que je me vois, c'est peut-être que je ne vois pas les autres en tant que personnes différentes de moi : cela peut être une forme de rigidité mentale, tout autant qu'une forme de cohérence. Les résultats de l'analyse nous le diront.


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