Adjectivogrammes®

 

Nous commençons en général (mais pas toujours) l’analyse relationnelle d’une personne ou d’un groupe, par la recherche du langage de la Carte des stagiaires. Pour cela, nous disposons d’outils fort utiles, que nous allons décrire maintenant : les adjectivogrammeÒ.

 

Si vous demandez aux personnes qui vous entourent : « Qui êtes-vous ? », si vous leur demandez, en quelque sorte de se décrire, elles le feront assez facilement, et, majoritairement en utilisant des adjectifs comme honnête, sincère... ou des expressions adjectivales comme sûr de soi, difficile à vivre....

Bien sûr, elles peuvent aussi utiliser des phrases plus complètes, descriptions de « morceaux de vie » comme : « J’ai du mal à me lever le matin », ou « Je me mets facilement en colère... » ou des phrases exprimant des actions : « J’aime bien protéger les gens ».

Mais, la langue française (et peut-être les langues indo-européennes en général) est assez riche pour pouvoir souvent traduire ces expressions sous formes d’adjectifs ou d’expressions adjectivales : quelqu’un qui a du mal à se lever le matin sera un lève-tard, quelqu’un qui se met facilement en colère sera coléreux, ou excité...

 

Les adjectivogrammes® dans leurs formes sont en fait des tests dit de « personnalité » ; il ont été inventés par Pierre Raynaud dans les années 1980. Ils permettent à tout élève de Relatio de se situer par rapport à un ensemble de 8 critères comportant 17 modalités d’attitudes.

Chaque personne passant ce test se définit par rapport à 277 adjectifs relationnels de la vie courante.

 

Les adjectivogrammes® sont la première étape des cours Relatio ; ils donnent au débutant une description et une analyse de sa situation de départ, avant tout changement. Ils lui permettent de savoir dans quelle mesure il est armé, - dans sa tête et dans ses pratiques comportementales -, pour atteindre ses objectifs et quels seront les traits de caractère qu’il lui faudra travailler, modifier, supprimer ou ajouter pour mieux réussir ses entreprises relationnelles.

 

Au fur et à mesure que le pratiquant Relatio devient expert, les adjectivogrammes perdent de leur valeur. En effet, les adjectifs font partie de la Carte, ce sont des mots abstraits, des étiquettes, ils font donc partie de l’anti-dictionnaire. Et comme toute la formation Relatio amène le pratiquant progressivement à se détacher de la Carte en apprenant un nouveau langage, plus proche du territoire, les adjectivogramme se périment d’eux-mêmes.

 

En fait, il existe au moins quatre sortes d’adjectivogrammes, selon l’objectif poursuivi par celui qui veut passer le test.

Nous proposons :

  1. L’adjectivogramme de position, qui vous situe au travers des 8 critères et de leurs 17 modalités. Il répond à la question : « Qui suis-je ? » ou plutôt à la question : « Comment je me vois ? »
  2. L’adjectivogramme de changement qui trace le chemin à parcourir pour devenir quelqu’un d’autre. On répond à trois séries de questions au travers des adjectifs : « Comment je me vois aujourd’hui », « Comment je ne veux plus être », et « Comment je voudrais devenir ».
    Les résultats sont donnés en termes d’écarts entre aujourd’hui et demain, avec des pistes d’action pour ceux qui veulent véritablement changer.
  3. L’adjectivogramme « miroir » pour un examen du type : « Comment je me vois ? » et « Comment je pense qu’on me voit ? ». Il donne un indice de cohérence de la personnalité et des pistes pour changer notre vision de nous-même ou pour vérifier l’image que nous nous faisons de celle des autres.
  4. L’adjectivogramme relationnel, plus complet, qui permet de résoudre les conflits relationnels, dans lequel un couple de personnes répondent séparément à l’adjectivogramme « miroir ». Ainsi on compare :
    1. D’une part, comment chacun se voit et comment il pense que l’autre le voit,
    2. Mais aussi comment chacun pense que l’autre le voit avec la façon dont celui-ci le voit réellement.

 

Ce dernier adjectivogramme est particulièrement utile dans les cas d’étude de conflits conjugaux où rien ne se peut changer sans connaître l’avis des deux partenaires.