Analyse

La notion d'analyse est assez vaste pour faire l'objet de définitions variées. D'une façon générale et encore une fois le Petit Robert nous le dit : analyser c'est décomposer un ensemble en éléments.

Sauf que, du point de vue de Relatio, deux questions restent posées : décomposer quoi et décomposer selon quels critères ?

L'analyse d'un texte, ou d'une interaction observée, peuvent être conduites à partir de prémisses tellement différentes que les résultats dépendront plus de ces prémisses que des éléments observés eux-mêmes.

Relatio ne s'intéresse qu'aux techniques d'analyse tentant d'approcher de la plus grande objectivité possible. Ici il faut prendre le terme d'objectivité dans un sens précis : est dite objective une analyse qui, conduite par plusieurs personnes aux cartes mentales différentes, aboutira aux mêmes résultats. Autant dire qu'aucune analyse n'obéira vraiment à ce critère ; mais on ne peut que s'en approcher.

Relatio ne s'intéresse qu'aux analyses portant sur des éléments concrets, observables, enregistrables… par exemple des textes, des dialogues, des conversations enregistrées… mais en aucun cas nous ne traiterons d'analyses de corpus abstraits, tels que l'esprit humain, la psyché. Du point de vue de Relatio, la psychanalyse n'existe pas ou plutôt elle prétend analyser ce qui, pour nous, n'existe pas : l'esprit humain, le MOI.

Relatio s'intéresse à l'analyse des interactions entre les humains, au niveau le plus proche du Territoire, de ce qui se passe réellement entre eux. Relatio se nomme aussi Analyse Relationnelle (ou AR) quand on veut désigner clairement le point d'impact de notre travail : la relation entre deux ou plusieurs individus, ici et maintenant.

En tant que telle, l'analyse relationnelle sera à la fois une analyse sémantique, ou analyse du contenu des relations, et une analyse relationnelle, ou analyse des façons dont chaque partenaire voit sa relation à l'autre.