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Association |
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Le terme le thème Association, est utilisé dans la méthode
Relatio pour désigner les rapports des mots
entre eux et la façon dont ils sont habituellement reliés au sein des
mêmes phrases.
Les associations syntagmatiques relient
entre elles des mots qui co-habitent dans les mêmes phrases, sans pouvoir
se remplacer l'un l'autre. Un grand nombre de recherches en psycholinguistique ont montré que le sens d'un mot est fortement défini par l'ensemble des mots qui lui sont associés. Ce qui est d'une importance fondamentale dans les analyses sémantiques et qui peut apporter de nouvelles façons de connaître autrui au cours de nos études. Dans une certaine mesure, une carte mentale, n'est rien d'autre qu'un ensemble d'associations verbales et/ou mentales. Il s'agit bien des mots et/ou des thèmes reliés entre eux par le fait qu'ils apparaissent ensemble dans les mêmes phrases. Les associations verbales sont le reflet des associations d'idées (nous parlons, nous, de " cartes mentales" et de " cartes verbales ") ; mais, il ne faut pas oublier que les unes ne vont pas sans les autres, et qu'il s'agit des côtés pile et face d'une même réalité : comment nous structurons nos concepts. Une étude plus approfondie des associations verbales les plus fréquentes nous donnera un aperçu enrichissant sur la façon dont fonctionne notre cerveau. Les associations verbales spontanées les plus fréquentes peuvent se classer en six catégories :
Qu'en disent les psycholinguistes ? "Une image est associée à des images ressemblantes ou au contraire à des images opposées ; ainsi le mot "grand" serait associé à "énorme" aussi bien qu'à "petit". (Hörmann, p. 104) Les associations superordonnées vont du territoire vers la carte et les associations infraordonnées font le chemin inverse. Les associations verbales d'un individu, à un moment donné de sa vie (" ici et maintenant ") donnent une photographie assez précise de son paysage mental. Il existe un moyen économique et ludique
à la fois de connaître la carte verbale d'une personne : jouer au jeu
des associations libres. De plus cette méthode est fort économique dans la mesure où les tests sont passés rapidement, sans avoir besoin d'être enregistrés, ni retranscrits. Si l'on désire procéder à un changement des croyances et des comportements de soi-même ou d'une personne particulière, il sera fort utile de posséder une carte détaillée de ses associations verbales ; on y trouvera la plupart de ses croyances et de ses valeurs, de ses opinions, et la structure générale de son langage, donc de sa vision du monde. Cette méthode est connue de longue date
comme le montre la citation ci-dessous : Nous ne sommes pas tous égaux devant les
associations verbales ; les chercheurs ont remarqué des différences selon
le sexe et selon l'âge. Nos recherches personnelles font penser aussi
qu'il doit y avoir des différences selon l'état mental de la personne
au moment du test. Je me souviens avoir fait passer ce genre de test à
une multitude de personnes dans la rue. Au mot : famille, la plupart
des gens répondaient : enfants, ou femme, ou maison… Un jour, un
homme devant ce mot, nous a répondu solitude, et s'est mis à pleurer
; il nous a ensuite expliqué qu'il venait de perdre sa femme. Ce qui nous ramène, encore une fois à l'idée
fondamentale que notre paysage mental doit être analysé ici
et maintenant, et qu'il ne faut pas tirer de conclusions générales
d'une observation ponctuelle. Voici quelques différences selon le sexe
et l'âge "Les enfants utilisent plus de noms concrets que les adultes." (Hörmann, p.263) Cela signifie aussi que l'enfant reste plus souvent au niveau des processus, donc du Territoire alors que les adultes ont un raisonnement classificatoire (Contenu et Carte) : ils répondent à un mot par un autre mot de la même classe, ou mieux encore ils répondent la plupart du temps un verbe à un verbe stimulus, un substantif à un substantif...etc... L'école apprend vite aux enfants à changer de mode de pensée. Rien ne nous permet de penser qu'il s'agit là d'une évolution naturelle ; rien ne nous autorise non plus à penser qu'il s'agit d'un progrès. Peut-être que l'enfant est naturellement intelligent (Oh Rousseau !), et que l'éducation le rend, disons, plus limité, en entrant dans le futur moule social qui sera le sien. Par ailleurs, les quelques informations
dont nous disposons concernant le raisonnement des asiatiques, sembleraient
démontrer que ceux-ci restent capables tout au long de leur vie de faire
des associations syntagmatiques. Une expérience récente (publiée dans
la revue Pour la Science), à montré que, devant un tableau représentant
des personnages dans un milieu naturel de montagnes, les asiatiques voient
le décor de façon plus globale en même temps que les personnages, alors
que les européens (et leurs cousins d'Amérique) attardent leur regard
sur les personnages. Enfin qu'en est-il au niveau de la différence entre les sexes ? "Les femmes donnent moins de réponses différentes, répondant plus fréquemment par l'une des quatre réponses les plus fréquentes et utilisent moins souvent les réponses par termes superordonnées." (Hörmann, p.119) Cela signifie que si l'on connaît les associations
les plus fréquentes d'un peuple à un moment donné du temps, les associations
les plus fréquentes des femmes seront plus souvent celles de la moyenne
des personnes. Donc une plus grande banalité dans les réponses, une distribution
statistique plus proche de la moyenne que celle des hommes. Nous laissons à tout un chacun le soin d'en conclure que les femmes sont plus conventionnelles, moins créatives que les hommes, et plus terre à terre ! Pas de commentaires ici de peur d'être taxés de machisme ! Mais, attention danger !
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