Carte mentale®

 

La carte mentale® d’une personne ou d’un groupe de personnes, est une représentation sous forme de graphes, de la structure du langage de cette personne ou de ce groupe sur un sujet donné.

 

La carte mentale, encore appelée graphe syntaxique, est simplement définie comme l’ensemble des termes et/ou thèmes se trouvant ensemble dans les mêmes phrases ; la création de la carte est généralement la dernière partie d’une analyse sémantique.

 

La carte mentale permet de rendre la vie aux mots et aux thèmes précédemment analysés séparément, car elle les remet dans leur contexte : les phrases réelles dans lesquelles ils figurent.

 

Comment se construit une carte mentale ?

Tout d’abord, il faut se fixer un seuil d’occurrences des mots-clés dont le contexte sera étudié. Dans un grand texte, on peut considérer qu’un mot sera dit mot-clé à partir de 1 % des occurrences du texte. Si le texte est découpé en phrases, un mot-clé est souvent un mot qui apparaît dans au moins 5 % des phrases. Enfin, dans les textes courts, on peut fixer des seuils plus élevés de l’ordre de 10 % des occurrences. Dans les études quantitatives, de type sondage avec questions ouvertes, on peut encore considérer qu’un mot mérite d’être étudié à partir du moment où 5 % et plus des personnes interrogées l’ont utilisé.

 

Puis, l’ordinateur recherche tous les autres mots qui figurent avec les mots-clés étudiés dans les mêmes phrases (ou chez les mêmes personnes). Il constitue ainsi ce qu’on nomme parfois le « champ sémantique » du mot ou encore sa distribution statistique. Il faut ici aussi fixer un second seuil, à partir duquel les autres mots sont considérés comme figurant dans le contexte du mot étudié ; souvent 20 à 30 %. Ainsi, si dans le contexte du mot coq qui revient 500 fois, on trouve poule 200 fois (40 %) et ciel 20 fois (4 %) et que le deuxième seuil (ou seuil de contexte) est fixé à 20 %, poule figurera dans le graphe comme mot relié à coq, mais pas ciel dont les occurrences sont trop faibles, et cela même si le mot ciel revient plus souvent dans l’ensemble des textes que le mot poule.

 

On obtiendra ainsi une image des mots associés le plus souvent dans le langage étudié.

 

A titre d’exemple, voici le graphe obtenu (simplifié) par l’interrogation de deux PDG à qui nous demandions comment ils voyaient les relations entre leur entreprise et leurs clients :

 

 

Ces cartes mentales donnent les associations de mots et de thèmes présents spontanément dans l’esprit des personnes interrogées.

"Par conséquent, plus les mots (…) sont étroitement associés entre eux, et plus ils "s'appuient" les uns les autres, et mieux ils sont retenus..." (Hörmann, p.133)

 

Le sens de chaque mot ou de chaque thème inscrit dans la carte mentale, est donné par les mots avec lesquels il est le plus souvent lié.

 

Rapellons que toute opération d’Analyse Relationnelle, quelle qu’elle soit, comprend trois étapes :

CONNAITRE Þ ANALYSER Þ MODIFIER