Cartésien

 

Souvent, nos contemporains aiment à se dire cartésiens. Ils désignent par là plutôt une qualité, rarement un défaut sauf lorsqu’il est poussé à son extrême.

Mais que signifie « être cartésien » sinon suivre les préceptes de Descartes. Au sens strict du terme, très peu de gens sont aujourd’hui cartésiens, dans la mesure où la méthode préconisée par Descartes est complète et, de plus, aujourd’hui périmée.

 

En effet, qui aujourd’hui, aussi bien dans sa vie personnelle que bien même dans sa vie professionnelle, suit les quatre préceptes édictés par Descartes pour raisonner juste et résoudre les problèmes ?

 

Premier précepte : « Ne recevoir aucune chose pour vraie sans que je la visse vraiment et que je la connaisse être telle… »

Deuxième précepte : « Diviser chacune des difficultés en autant de parcelles qu’il se pourrait… »

Troisième précepte : « Conduire par ordre mes pensées en commençant par les objets les plus simples et les plus aisés à connaître, pour monter peu à peu, comme par degrés jusqu’à la connaissance des plus composés… »

Quatrième précepte : « Faire partout des dénombrements si entiers et des revues si générales que je fusse assuré de ne rien omettre ».

 

Pour Relatio, Descartes fait partie des grands criminels de l’humanité car il nous a fait croire que le monde pouvait se connaître par l’exercice de la raison. C’était une idée dans l’air du temps qui n’a plus cours aujourd’hui, mais qui a laissé des traces.

 

Dans le monde de la communication qui est celui de Relatio (et rappelons-nous que : tout est communication), rien n’est objectif, rien n’est rationnel, rien ne se peut connaître par le seul exercice de la raison et de la logique.

 

Descartes nous a filé une belle toile d’araignée toute en cartes abstraites dans laquelle nous nous trouvons encore de nos jours bien englués.

Il faudrait le brûler s’il n’était pas déjà mort !