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Communication
systémique ou cyclique
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La systémique ayant été inventée dans les années 1940 – 1950,
nous nous sommes rapidement aperçus que les humains en interaction
forment, eux aussi, des systèmes ; deux personnes en interaction,
fonctionnent un peu comme le thermostat. On sait déjà que le schéma cyclique ou systémique
sera fort différent du schéma linéaire : -
Il décrira un dialogue
et non plus des monologues croisés, -
Il mettra en avant la relation plus
que le contenu
de ce qui se dit, -
Il fera apparaître, des règles
systémiques auxquelles obéiront les partenaires, même sans les connaître… Enfin, une autre différence sera capitale : alors que
la communication linéaire prétend tirer des lois valables pour tous,
la communication cyclique ne s’adresse qu’à une seule personne :
le client qui est en face de nous,
ici et maintenant. Nous retrouvons ici l’axiome
de base de Relatio : le Territoire (ici une seule personne, dans
l’interaction) est plus importante que la Carte (l’ensemble des clients
potentiels). C’est ainsi que la communication linéaire est celle des
publicités, quand on est contraint de s’adresser à tous, sans connaître les
récepteurs, alors que la communication systémique est celle des vendeurs face
aux clients.
La méthode de vente (mais on pourrait aussi bien parler de
n’importe quel type de conversation quand l’un des partenaires désire
convaincre l’autre du bien fondé de ses opinions) est ici radicalement
différente. On voit que le vendeur ne se positionne pas d’emblée comme
émetteur,
mais comme récepteur : il fait parler son client pour le mieux
connaître. Il recueille son langage, ses opinions sur les produits ou
services… C’est la première étape de toute opération Relatio :
connaître l’autre. Puis, comme il sait comment parlent les acheteurs fidèles
de son produit (ou de son service), il peut comparer le langage du client
X à celui, idéal, qu’il devrait avoir s’il était acheteur fidèle. C’est
le calcul des écarts, de ce qui manque au client X pour avoir le bon
langage. C’est la deuxième partie de l’opération Relatio :
l’analyse sémantique. Enfin, en troisième étape, le vendeur émet son message.
On remarque que celui-ci est toujours adapté aux observations recueillies
auprès du client ; il s’agit donc d’une communication
personnalisée. En aucun cas, le vendeur débitera le même argumentaire
à tous les clients. Enfin, comme il est illusoire de penser qu’une seule communication
suffira pour entraîner la vente, on remarque que l’interaction
forme ici une boucle : le vendeur recueillera à la prochaine visite
la nouvelle position de son client, et continuera à régler, à ajuster
ses messages en fonction de l’évolution de cette position. C’est le
rôle exact du thermostat qui continue à chauffer tant que la température
de la pièce est inférieure à celle qui est programmée. Ici, tant que
le prospect n’a pas acheté, les interactions continuent. A moins que
le vendeur ne s’aperçoive que le prospect n’évolue pas, et que la sagesse
serait peut-être alors de ne pas s’acharner et de passer à un autre
prospect. Où la méthode devient source d’économies pour nos clients. |