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Comportement
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On l’a vu à maintes reprises, la Méthode Relatio traite essentiellement
des comportements, ou des relations
concrètes entre individus
appelées généralement interactions,
pour marquer le caractère de type : ici
et maintenant de
ces relations observées et étudiées. Toutefois, il faut répondre aux critiques, venant généralement
du monde de la Carte,
donc des psy
en tous genres, selon laquelle Relatio serait un méthode behavioriste. Certes, en vertu de la prééminence donnée au Territoire
par rapport à la carte et à son cortège d’abstractions,
nous ne nous intéressons qu’aux comportements des personnes en interaction.
Comportement est synonyme de communication,
selon Palo Alto. Toutefois, notre définition même de la relation, ici et
maintenant montre clairement que l’on prend en compte aussi l’importance des
pensées de chaque partenaires, définies comme des comportements et des
relations de soi à soi. Un des premiers schémas que l’on montre à nos pratiquants
est celui de notre définition de la relation entre A et B. Pour simplifier, voici les deux schémas finaux de ces
définitions :
Ce premier schéma se lit ainsi : la réalité
de la relation entre A et B est le croisement des visions des deux partenaires ;
c’est donc clairement une réalité subjective
comme toute réalité concernant les communications. Cette réalité se définit par la comparaison entre 4
subjectivités : -
les deux premières de premier niveau : comment
A voit la relation et comment B la voit à l’instant t, donc ici et maintenant ; -
les deux autres de niveau second : comment A
pense que B voit la relation et comment B pense que A voit la relation à
l’instant t, donc ici et maintenant. Ceci est une réalité bien plus proche du Territoire que toutes
les définitions des autres méthodes de développement
personnel qui parlent de relations à l’aide de qualifiants et d’étiquettes,
fixateurs de réalité, tels que :
sincères ou conflictuelles, sans préciser quel est le partenaire qui
les voit ainsi, sans préciser quand, avec qui, dans quel contexte… etc. Seulement, le deuxième schéma va vite tempérer nos
ardeurs, car, en fait, personne, jamais ne peut définir ces quatre
subjectivités avec certitude. En effet, chaque partenaire peut prétendre savoir (à peu
près) comment il voit la relation avec l’autre et comment il croit que
l’autre la voit, mais que sait-il réellement de la façon dont B l même
relation, à l’instant t ? Rien
ou presque.
Ce schéma montre que, de toutes relations ou presque, on
peut dire : toute communication
avec autrui est une communication à l’aveugle. Chaque partenaire ne voit, ne sait, ne comprend qu’une
moitié de la réalité de l’interaction. D’où l’intérêt de la méthode Relatio, qui tente de percer
le mystère de la partie cachée en créant des stratégies
plus ou moins manipulatoires,
des stratagèmes,
pour amener le partenaire à dévoiler sa vision de la relation. On voit donc en quoi, Relatio tient compte de ce qui se
passe dans la tête des partenaires d’une relation, tout en sachant qu’il
s’agit d’éléments non observables. Ce que pense mon partenaire pendant que je
lui parle, est un élément de communication aussi important que ce qu’il me
dit réellement. Il reste au pratiquant de Relatio à apprendre comment connaître
ce que l’autre pense vraiment, au travers de ses réactions à nos
communications. |