Constructivisme

 

Ce terme désigne un courant philosophique et épistémologique, selon lequel la réalité en soi n’est pas accessible à l’homme. Pour chacun de nous, le réel n’est que ce qu’on voit, il est une vision subjective.

On peut dire que l’Ecole de Palo Alto appartient à ce courant.

Mais, il faut remonter plus en arrière dans le temps, car le constructivisme est issu des philosophies orientales dont Korzybski s’est fortement inspiré pour créer la Sémantique générale. En effet, comparons :

« Quel bruit fait un arbre qui tombe là où il n’y a personne pour l’entendre », de la Sémantique Générale à cet aphorisme zen :

« Quelle lumière fait la chandelle qui brille dans la chambre quand tu en as refermé la porte ? ».

 

Puisque la réalité n’est que le reflet de nos esprits, puisque c’est nous qui créons ce que nous appelons la réalité, alors il faut abandonner un certain nombre de nos croyances.

 

L’utopie qui va tomber la première est celle de l’objectivité. Nous savons déjà que toute communication est subjective, mais au delà, toutes nos visions du monde le sont aussi. Ce qui entraîne une certain nombre de conséquences : par exemple que personne n’a jamais ni raison, ni tort, que toute découverte est aussi une invention… etc.

 

Nos repères intellectuels habituels tombent comme des mouches au regard du constructivisme. C’est pourquoi malgré l’évidence de ces découvertes (ou inventions ?), cette façon de voir le monde a peu de chances d’entrer dans les esprits, et peu de chances d’être enseignée à l’école, de longtemps.

Car on préfère parler de vérités absolues, de réalités pures et objectives…

 

L’obscurantisme a encore de beaux jours devant lui.

 

Pour aborder le constructivisme de façon assez facile, nous conseillerons un livre, celui de Watzlawick intitulé : La réalité de la réalité. (Voir la bibliograhie)

 

Dans la méthode Relatio, le constructivisme se manifeste dans l’anti-dictionnaire, ou dictionnaires des mots qui ne veulent rien dire, ceux qui ne correspondent à aucune réalité objective (objectif voulant ici dire : à laquelle tout le monde adhère) : les mots de la Carte.

 

Parmi lesquels nous trouvons ceux qui fâchent le plus : le Moi, la personnalité, ce que nous sommes vraiment

Ces mots n’ont aucun sens, car au niveau du Territoire, ces concepts se délitent en une multitude d’actions concrètes qui les évaporent.