Croyance

 

« La croyance est le fait de tenir quelque chose pour vrai, et ceci indépendamment des preuves éventuelles de son existence, réalité, ou possibilité » nous dit l’encyclopédie Wikipédia.

 

Pour nous la croyance est un élément important du monde de la Carte. Ce qui est une façon de dire qu’elle ne correspond à aucune réalité. Donc, nous combattons l’importance excessive accordée aux croyances, comme tout ce qui appartient au monde de la Carte.

Nous combattons les croyances doublement : d’abord parce qu’elles prétendent donner des explications du monde alors qu’elles n’expliquent qu’elles-mêmes, ensuite parce que les individus s’attachent bien souvent à leurs croyances au point de les préférer à leur propre développement. Ce qui nous semble suicidaire.

 

Les croyances structurent la pensée, le langage et les comportements des individus, comme l’ont bien fait remarqué toutes les techniques de développement personnel et particulièrement la PNL. Pour cette dernière technique, les croyances seraient à l’origine de la plupart de nos comportements, ce qui semble vrai.

Nos croyances nous structurent et nous habillent en nous habitent ; elles nous tiennent chaud et pas seulement l’hiver. Sans elles, nous serions tout nus et comme idiots.

 

Le point de vue de Relatio, suivant en cela le fil conducteur des anciens sages de l’orient, est que nous ne devons pas être esclaves de nos propres croyances car elles ne sont que fantômes. Moins on a de croyances, plus on est légers et capables de changements.

 

Et sur le plan technique des outils de changement, nous faisons remarquer que s’il est vrai que nos comportements sont conditionnés en partie par nos croyances, l’inverse est tout aussi vrai : changer de comportement entraîne automatiquement des changements de croyances, pour ne pas être en dissonance avec ce que nous continuons à appeler nous-même.

 

En effet, nos croyances vont de pair avec la croyance générale en un Moi plus ou moins déterminé par des traits de personnalité, mais comme le fait remarquer un pratiquant du zen :

« Qu’est-ce que c’est que tous ces trucs que nous appelons le moi ? Simplement nos propres opinions, idées, croyances, conceptions, goûts et dégoûts : j’aime cette fille, je déteste ce garçon ; je vaux ça, je ne vaux pas ça. Lorsque nous arrêtons de chérir de telles opinions cela s’appelle vider la coupe. » (Merzel, p. 98)

 

Alors, que pour l’occidental moyen que nous sommes, vider la coupe, ne plus avoir de croyances est quelque peu synonyme d’être débile.