Définition

 

Une définition est la détermination des limites de l'extension d'un concept (définition de Lalande, dans son dictionnaire critique) nous dit Wikipédia.

Une définition est censée nous dire ce que signifie tel mot, c’est-à-dire à quelle chose (animale, humaine…) le mot se rapporte.

 

Prenons un exemple de définition d’un référent concret : le cheval. Le Petit Robert nous dit : « Grand mammifère ongulé, plus grand que l’âne que l’homme a domestiqué comme animal de trait et de transport » et le Petit Larousse : « Grand mammifère ongulé domestique caractérisé par de longs membres reposant sur un seul doigt, qui font de lui un coureur remarquable et une monture d’usage presque universel ».

 

On le voit : la définition d’un objet concret, tel qu’un animal, se fait à l’aide de classifications abstraites, et de mots tels que ongulés, mammifères…

Pour Relatio, on ne peut définir quoi que ce soit par des mots appartenant à un autre niveau d’abstraction. Il faudrait que les définitions soient au même niveau d’abstraction que l’objet défini ; c’est pourquoi, avec Wittgenstein, nous disons que le sens d’un objet, d’un animal ou de n’importe quel concept abstrait se trouve dans son utilisation, et non pas dans sa définition.

La définition du gâteau se trouve dans le fait qu’on le mange.

 

Souvent, pour être plus explicite, les dictionnaires donnent de nombreux exemples dans lesquels la chose définie devient plus vivante (plus proche du territoire donc) et disent par exemple que le cheval sert à labourer les champs. Mais comment comprendre ce qu’est un cheval si l’on ne sait pas ce que veut dire labourer et vice-versa ?

Il est alors facile de se moquer des cercles vicieux des dictionnaires qui nous font tourner en bourrique avec des définitions de ce genre : « Râteau = sert à ratisser » et « Ratisser = se servir d’un râteau »).

 

Un martien arrivant sur terre et lisant ces définitions n’apprendrait rien sur les objets ainsi définis. Et nous sommes définitivement des martiens.