Dissonance

 

Nous sommes à la fois ce que nous pensons, ce que disons, et ce que nous faisons. Et parfois, ces trois réalités se contredisent sur quelques points. Nous nous disons généreux, et nous refusons d’offrir des cadeaux de prix à nos amis les plus chers, accueillants et nous refusons notre porte à toute personne étrangère à la famille…

 

Il s’agit de dissonances. Le sort de celles-ci peut être varié. Il peut se faire que nous acceptions fort bien nos dissonances : nous les connaissons, elles ne nous gênent en rien car elles sont des moyens de manipuler les autres. Nous savons bien que nous ne sommes pas accueillants, mais nous aimons nous prétendre tels.

 

Mais d’autres dissonances peuvent nous faire souffrir car elles touchent des parties sensibles de notre vie. Par exemple, nous aimons beaucoup nos enfants, mais ne pouvons les supporter, et l’on se voit gronder, punir, voire corriger, alors que notre opinion est libérale, et que nous croyons penser réellement : il faut bien qu’ils s’amusent, la turbulence est signe de santé… Il y a dissonance entre ce que nous pensons, ce que nous disons, et ce que faisons concrètement. De même ces mères de famille qui s’estiment sans valeur si elles ne travaillent pas et qui, par ailleurs, estiment que le plus beau rôle est d’être mère au foyer.

 

Les dissonances se manifestent par de la culpabilité, et dans ce cas, il n’y a que trois solutions : continuer à vivre dans la souffrance et la supporter, changer d’opinion, ou changer de comportement.