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Généraliser
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D’une certaine façon toute généralisation peut-être taxée
d’abusive. Généraliser, c’est passer de l’exemple vers la règle,
c’est passer du : « Il
était une fois » à « Il
est toujours ». C’est une tendance qui nous est devenue naturelle par culture,
bien pratique quand on veut juger une personne, exprimer des idées politiques
ou définir nos
opinions de façon
rapide, claire et synthétique. Mais, c’est (presque) toujours en même
temps nous éloigner de la réalité
des faits et des évènements.
Ce dernier niveau, plus proche du Territoire
ne laisse pas de place pour les concepts
abstraits, pour
les jugements
définitifs, car tout est en permanence mouvant. Toutefois, certaines généralisations sont bien utiles à
certains moments de nos apprentissages. Par exemple, quand nous nous trouvons
devant une nouvelle porte, on n’a guère besoin de réfléchir longtemps pour
savoir comment l’ouvrir : nous généralisons par rapport aux milliers de
portes que nous avons ouvertes précédemment. Mais, dans les relations
humaines, comment savoir que nous sommes en train de vivre du déjà
vécu avec une personne ? Qui nous dit a priori qu’il s’agit du même
cas de figure ? Généraliser en décidant de prime abord qu’il s’agit d’un
cas déjà vécu, nous ferme la porte à l’innovation, nous ferme à toute
initiative nouvelle, à toute nouvelle façon de réagir
à la situation, à toute nouvelle expérience. A terme la généralisation appauvrit notre vie et sa
richesse d’expériences. Une des exercices permanents qu’il est demandé aux pratiquants
de Relatio est justement celui de détailler, préciser, leurs pensées,
opinions, et de faire des phrases avec des exemples,
du vécu, des scenarii de la vie quotidienne. Et de ne jamais oublier
que le fait de n’avoir jamais vu un merle blanc ne
prouve pas qu’il n’en existe pas un quelque part. |