Grammaire

 

Au sens strict, la grammaire désigne un ensemble de règles de fonctionnement du langage. A l’origine la grammaire était la science du bien dire, les règles étaient normatives (Grammaire de Port-Royal) et nous apprenaient comment parler correctement.

Puis, avec l’arrivée de la linguistique moderne au début du 20ème siècle, la grammaire est devenue l’étude des règles régissant la construction du langage et des phrases concrètes.

 

Avec De Saussure, nous avons appris que le langage réel, celui du peuple, était plus important à étudier que celui des académiciens. D’une certaine façon, la linguistique moderne nous a soufflé l’idée que ce qui se dit dans la rue ou dans les chaumières est toujours correct, puisque c’est ainsi que les gens parlent.

C’est ainsi que quelques décennies de linguistique nous ont amené à créer de nouvelles grammaires ; les grammaires distributionnelles, la grammaire générative…

 

Par extension, on peut parler de grammaire pour tout système vivant obéissant à un ensemble de règles faciles à découvrir. Ainsi, on parle de grammaire relationnelle, dans la mesure où - l’analyse relationnelle l’a bien montré -, les interactions entre individus ne se font pas au hasard mais semblent respecter certaines règles que nous avons définies, à l’aide des critères de la relation.

Par exemple, la règle des coups pairs qui dit que, dans une conversation, la norme est que chaque individu parle à tour de rôle et qu’une séquence vécue comme correcte comporte toujours un nombre de tours de parole pairs, c’est-à-dire que chaque partenaire prend la parole un nombre de fois égal.

 

Comme toute grammaire, et la grammaire relationnelle, n’échappe pas à cette règle non plus, qu’il est toujours possible d’enfreindre une règle. En grammaire classique cela se traduit par une phrase mal construite, en grammaire relationnelle par un conflit ou un malaise entre les partenaires.