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Management non-dualiste
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Dans le langage courant, utilisé dans les entreprises, il
est au moins deux mots généraux très prisés qui, finalement ne veulent
rien dire : communication
et management. Ce sont deux mots de la Carte,
de l’anti-dictionnaire,
très utilisés dans les entreprises.
On a déjà vu que Palo
Alto, dès les premières pages du premier livre de Watzlawick (« Une
logique… ») exprime clairement qu’on ne peut parler de communication
en général mais de communications particulières toujours marquées en
terme de qui, quand, où… Clairement le terme de management
désigne, pour un cadre, l’art de communiquer avec son équipe en poursuivant
apparemment deux buts distincts, mais non contradictoires : que cette
équipe soit efficace, et que ses membres soient le plus « heureux »
possible. (Attention le terme « heureux » est lui aussi à prendre
avec des pincettes, c’est de la Carte pure). Les livres sur le management sont légion ; ils traitent,
pour la plupart de techniques et processus d’organisation dont la prétention
est d’arriver à la structure la plus performante. Les meilleurs d’entre
eux évoquent l’importance de l’humain, de la relation
entre les individus pour que ce système soit vraiment performant. J’ai traité la façon dont Relatio considère le management
dans un précédent livre : Le
management de la relation (Editions Ulrich, 1998). Pour Relatio, qui ne
s’intéresse qu’aux relations interindividuelles, le management se résume à
l’application de deux principes simples :
C’est une conception assez proche de certaines idées
anciennes des orientaux qui disent que pour obtenir la paix dans le monde
(objectif ambitieux et utopique) il faut commencer par méditer en restant
dans sa chambre. En effet, comment seraient les entreprises si tous les chefs
qui les dirigent pratiquaient une méthode de contrôle d’eux-mêmes, Relatio
par exemple ? Ils seraient attentifs uniquement à ce que font leurs
collaborateurs, en sachant reconnaître tous les jours ce qui est différent
des jours précédents, ils ne porteraient jamais de jugements,
sinon très provisoires (« ici
et maintenant » serait leur expression favorite), ils chercheraient
en permanence les processus relationnels les plus efficaces, ils encourageraient
ceux qui font bien au lieu de s’acharner et de critiquer ceux qui font
mal, ils organiseraient une formation permanente dans l’entreprise où
ceux qui savent faire montreraient à leurs collègues comment ils font,
… Ce ne serait peut-être pas des entreprises idéales (car idéal
est encore une utopie
de la Carte) mais certainement
que les membres de ces sociétés retrouveraient le plaisir d’aller travailler
chaque matin, même pour gagner moins ! C’est ce que nous avons appelé le management non-dualiste
ou management de la relation. Ou management par la relation. |