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Mémorisation
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La mémorisation possède des limites étroites, liées à la
façon dont notre cerveau fonctionne, et à cela nous ne pouvons - pour
l’instant - rien y faire. Les psycholinguistes ont découverts depuis quelques
décennies, la « loi » dite de « 7 + ou – 2 ». Que signifie cette loi ? Soit une personne qui entre par
erreur dans une pièce où se tient une réunion ; « Oh pardon ! »
dit-elle. Elle referme la porte et se demande : « Combien étaient-ils
? » Selon ses capacités personnelles, elle aura la réponse
instantanément si les personnes en réunion sont de 5 à 9. Au delà de sa
limite personnelle, il lui faudra rouvrir la porte une deuxième fois et
compter. On peut faire la même observation pour le nombre de couleurs d’un
tableau qu’on ne fait qu’apercevoir, ou le nombre de voix dans une musique
que l’on n’entend qu’une seconde... Il lui faudra compter, à moins que les personnes présentes
dans la pièce soient positionnées de façon structurée. S’il existe par exemple, de façon nette quatre groupes de
trois personnes, tout le monde dira, avec un temps minime de réflexion : ils
sont douze. Ce qui ne contredit pas la loi de base : on compte 4 (groupes) de
3 (personnes) et l’on multiplie. C’est juste un peu plus long. On voit donc dans ce chapitre que la quantité de mémorisation
du récepteur
peut être relativement contrôlée par l’émetteur. Cela nous est fort
utile en Méthode Relatio, selon que l’on veuille justement être compris,
ou au contraire si l’on veut rester confus. Si l’on veut être compris des partenaires, il faut et il
suffit : - d’une part d’employer leur propre
vocabulaire, - d’autre part de construire des
phrases redondantes, - enfin, de positionner les mots
à retenir en priorité en position charnière dans les phrases. La question que l’on se pose maintenant est simple :
peut-on apprendre cela ? Peut-on contrôler sa propre redondance verbale,
écrite et orale. Pour cela nous avons créé deux outils : le TPEA
et le EMR. Ce sont des
outils utiles pour maîtriser le degré de redondance de nos textes et
de nos discours oraux, et c’est aussi deux outils de pédagogie permettant
aux élèves de bien mémoriser ce qui se dit. |