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Principe de symétrie
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Palo Alto
distingue les relations symétriques (dans la coopération
ou dans l’antagonisme)
et les définit comme des relations d’égalité. Pour Relatio, il y a symétrie quand les deux partenaires
considèrent de la même façon la relation
ici et maintenant. Le principe de symétrie se manifeste de deux façons :
au travers du principe de réciprocité et du principe de nombre égal
de coups qui doivent
être joués. Principe de réciprocité La règle de réciprocité s’observe facilement dans
les rites de la vie quotidienne, dans les : « -Bonjour, ça va ?
– Bonjour, ça va ? » Cette règle découle souvent du principe d’égalité qui domine nos cartes
mentales. En effet, si je postule au départ (il s’agit là d’une prémisse,
d’un axiome)
que je suis l’égal de l’autre, et que « normalement »
nous devrions vivre en paix, alors, si celui-ci joue un coup
ne respectant pas ce postulat, je me sens autorisé à faire de même…
S’il joue un coup antagoniste (il se met en colère,
il m’insulte…) je joue, quasi légitimement, et automatiquement, un coup antagoniste
en réponse. Ainsi quand un automobiliste me traite de tous les noms,
je riposte… S’il le prend de haut, je le prends de haut (symétrie dans
la dominance) ; s’il s’excuse, je m’excuse (symétrie dans la position
basse) ; s’il demande la paix, je la lui accorde (symétrie
dans la paix)… Cette règle qui est très généralement respectée dans la
vie quotidienne est source d’un grand nombre de conflits quand elle ne l’est
pas. En même quand elle l’est. En effet, si tout coup antagoniste
appelle en réponse un coup de même nature, les conflits vont se multiplier
sous n’importe quel prétexte : une queue de poisson, une personne qui
vous passe devant dans une file d’attente… On verra dans l’étude des stratégies
et des stratagèmes
que la seule façon de sortir de ce genre de conflit est de jouer un
coup ne respectant pas cette règle : un coup coopératif en réponse
à un coup antagoniste. Principe
du nombre coups joués Prenons par exemple une conversation naturellement
engagée entre deux personnes à la fin d’un repas. Nous nous apercevons qu’il
existe au moins une règle que les deux partenaires observent d’eux-mêmes,
sans y réfléchir, la règle de l’alternance : ils parlent à tour de
rôle. Bien sûr, parfois, les paroles se chevauchent, et ils parlent en même
temps, mais l’ordre est grosso modo respecté. Et si l’on observe de plus près un plus grand nombre d’interactions
de la vie quotidienne, en commençant par les rites du « Bonjour,
comment ça va ? », on s’aperçoit également que cette alternance
est souvent accompagnée d’une deuxième règle : celui qui commence
une interaction
laisse à l’autre le soin de la conclure, comme dans un grand nombre
de jeux de société. Ainsi le rite du Bonjour peut se jouer en deux
coups : - Ca va ? - Ca va. Ou encore en quatre coups, avec respect des deux règles : - Ca va ? - Et vous ? - Ca va. - Moi aussi. Mais la symétrie qui signifie que chacun des deux
partenaires doit jouer le même nombre de coups, qui signifie aussi, de façon
plus abstraite, l’égalité des partenaires, semble dominer la règle de
l’alternance, et l’on peut trouver des séquences qui sont symétriques mais
non alternées. En quelque sorte au schéma : a Þ b Þ a Þ b se
substitue parfois le schéma : a Þ b Þ b Þ a,
comme suit : - Ca va ? (Question 1) - Pas mal, et toi ? (Réponse 1 + Question 2) - Ca va. (Réponse 2) D’où le fait que la plupart des interactions
observées quand elles sont terminées, comportent un nombre pairs de
coups joués. |