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Programmation neurolinguistique
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Des trois méthodes avec lesquelles nous comparons
l’analyse relationnelle ou Méthode Relatio, c’est avec la PNL que Relatio a
le plus d’affinité. Tout d’abord parce que le mythe de la naissance de la PNL
est d’être tombé dans la marmite de
l’Ecole de Palo Alto. Les inventeurs de la PNL sont Richard Bandler et John
Grinder ; le premier était informaticien et le second linguiste. Donc,
ni l’un ni l’autre n’était thérapeute et encore moins psychanalyste. Ce qui
est un bon point de départ. Leur démarche a été d’emblée pragmatique
et toute orientée vers la recherche de thérapies brèves par des méthodes
originales, orientées vers l’obtention de changements. Les créateurs de la PNL se considéraient comme des créateurs
de modèles et non
pas de théories : « La distinction entre modèle et théorie est
importante ; le rôle d’un modèle est de décrire le fonctionnement d’un
système, humain ou non humain, celui d’une théorie consiste à fournir une
tentative d’explication ou d’interprétation à la question : pourquoi
est-ce que ce système marche ainsi ? Elaborer un modèle revient à créer
une réplique, une copie de phénomènes observés afin de pouvoir les reproduire
à volonté. L’ensemble des spéculations intellectuelles propres à une théorie
n’apporte souvent que peu d’aide dans ce domaine. » (Josiane de St Paul et Alain
Cayrol, 1991, p. 22) « Nous nous considérons comme des créateurs
de modèles. Ce que nous faisons principalement, c’est d’accorder très
peu d’attention à ce que les gens disent faire et beaucoup d’attention à ce
qu’ils font vraiment. (…) La fonction d’un modèle est d’arriver à une
description qui soit utile. » Grinder et Bandler, cité par
Josiane de Saint Paul, 1991 On retrouve là notre parti pris de décrire plutôt que
d’expliquer. D’autres points communs avec la Méthode Relatio sautent
aux yeux : - La PNL fait référence à la Sémantique
Générale quand elle affirme que le monde que l’on voit n’est
pas le monde réel, mais notre vision subjective
de celui-ci ; - Elle se préoccupe aussi du rôle important du langage
dans la création de notre modèle du monde et pense que ce que l’on ne
peut nommer n’existe que moyennement ; - Elle fait aussi référence à des notions de systémique
et de variété
en remarquant que : « Avoir le choix, c’est disposer de plusieurs
réponses possibles dans une situation donnée. » (Josiane de St Paul,
1991, p. 40) ou « Il en ressort que les meilleurs vendeurs sont
ceux qui créent un cadre de confiance en s’adaptant à chaque client et en
exerçant une influence sur son mode de pensée et d’expression. »
(Idem, p. 94) et encore : « Un des principes logiques de la cybernétique
(loi de la variété requise) selon lequel, dans tout système quel qu’il soit,
c’est l’élément le plus souple qui prend le contrôle. » (Idem,
p. 41) De même dans les techniques de changements
utilisées, la PNL reconnaît que s’opposer à quelqu’un a peu de chances
de le faire changer
d’avis, et qu’il vaut mieux, pour amener quelqu’un à changer, commencer
par lui donner raison : « Confronter directement le modèle du monde de
quelqu’un en lui affirmant que les choses ne sont pas telles qu’il le croit
ne conduit le plus souvent qu’à renforcer l’intéressé dans l’idée que son
interlocuteur ne le comprend pas, même s’il apprécie par ailleurs les efforts
faits pour le rassurer. Elle aborde aussi l’idée selon laquelle les faits, les choses,
les évènements, n’ont pas de sens en soi, dans la nature, mais qu’ils
prennent le sens que nous leur donnons ; ce qui est une porte ouverte
au changement, car il suffira de donner à ces choses un autre sens
pour faire changer les gens : « Contrairement à l’assertion selon laquelle
« les faits sont têtus », nous pensons qu’ils sont d’une grande
plasticité et que, dans la plupart des cas, ils ont d’abord la signification
qu’on veut bien leur donner. Aucun comportement n’a de sens en soi, on peut
lui en attribue une multitude. » (Idem, p. 185) Enfin, la PNL, comme Palo Alto, pose le problème de savoir
à partir de quand l’influence sur les patients (ou les stagiaires) peut
devenir de la manipulation ;
elle affirme, comme nous, que c’est un faux problème : « Que l’influence
que nous avons les uns sur les autres soit voulue ou non est secondaire
par rapport au fait qu’elle est bel et bien réelle, et nous considérons
que d’un point de vue pragmatique, communiquer et influencer sont pratiquement
synonymes. » (Idem, p. 80) Ici, le lecteur va peut-être se
demander pourquoi avoir créé une nouvelle Méthode, si l’analyse
relationnelle ressemble autant à la PNL ? Parce qu’il existe une grande
différence dans l’approche entre ces deux méthodes. Tous les praticiens
de la PNL affirment haut et fort que le comportement
des gens dépend essentiellement de leurs croyances,
et des idées qu’ils se font de la bonne façon de se comporter. Encore une fois que dit Josiane de Saint Paul dans
l’ouvrage cité ? « Nous nous comportons en fonction de ce que nous
pensons et ressentons, consciemment ou non, et l’on peut comparer notre
cerveau à une sorte de bio-ordinateur central qui traiterait l’information et
mettrait en œuvre des programmes alors que le comportement serait le terminal
de cet ordinateur. » (p. 65) En clair, et quoiqu’ils s’en défendent, les praticiens de
la PNL ne quittent pas l’idée de la prééminence des concepts, des croyances,
bref de la Carte sur
le Territoire.
A l’inverse de l’analyse relationnelle qui cherche à créer un langage
du territoire pour ne plus avoir à se servir de la Carte dans nos opérations
de changement. La PNL a cependant créé des outils de changement éminemment
pragmatiques,
tels que : - le système VAKO, (pour Visuel Auditif
Kinesthésique et Olfactif) selon lequel chacun de
nous avons tendance à nous exprimer par l’un de ces canaux de perception et
qu’il sera plus facile d’influencer quelqu’un en empruntant les même canaux
que lui ; Les différences entre PNL et Relatio, concernent
essentiellement l’ordre dans lequel chaque méthode pense arriver aux
changements souhaités. Pour la PNL, c’est en changeant la Carte que l’on
va changer les comportements. Pour Relatio, cette affirmation est exacte,
à condition d’y ajouter son corollaire : c’est en changeant leurs
comportements que l’on fait changer les croyances des gens. En fait, pour nous, cela marche dans les deux sens et
Relatio met l’accent sur des méthodes permettant de changer les comportements
en premier : comportements verbaux (le langage) et comportements
non-verbaux. D’autre part, l’analyse relationnelle n’est pas orientée thérapie,
mais vise à obtenir des changements pour que tout un chacun puisse au mieux
exploiter, dans sa vie personnelle ou professionnelle, toutes les compétences
comportementales qu’il a sans le savoir, lui permettre d’en acquérir de
nouvelles et de réussir tous ses objectifs. Pour Relatio, une fois atteints ces objectifs,
la conceptualisation de ce qui s’est passé devient inutile. Dans l’analyse relationnelle, nous passons de la Carte vers
le Territoire pour résoudre les problèmes
et les conflits qui
nous gênent et nous empoisonnent la vie, et nous ne voyons pas pour
quelle raison nous irions à nouveau nous embarrasser des élucubrations
conceptuelles de notre cerveau. Nous avons souvent bien du mal à amener nos pratiquants à
penser en termes concrets, à vivre au niveau des faits, ce serait donc
bien dommage de leur bourrer à nouveau l’esprit de concepts et de croyances,
souvent à l’origine des problèmes que nous venons de résoudre. Il est clair qu’à l’inverse de la PNL, la Méthode Relatio,
vise à diminuer, voire à supprimer les éléments de la Carte qui encombrent
dans nos esprits et nous empêchent trop souvent d’être efficaces. C’est à ce titre que Relatio a développé des outils d’aide
au changement composés de grilles relationnelles permettant l’observation
et l’analyse des interactions
concrètes que nous entretenons avec nos semblables. Cet exposé succinct ne donne qu’une idée schématique de la
PNL et de ses différents courants. Parmi les praticiens en PNL, il en
est qui sont encore clairement tributaires de la psychologie classique
et à la recherche d’une définition parfaite de la personnalité,
pendant que d’autres, plus fidèles à Palo Alto et à la
Sémantique Générale, montrent une vision plus pragmatique des changements. Pour nous, il est clair que les créateurs de la PNL possédaient
une vue géniale et ont su exploiter au mieux les axiomes
découverts par Palo Alto, mais qu’après les créateurs, comme souvent,
un grand nombre de disciples et de zélateurs, continuent à mélanger
les conceptions et à errer dans les méandres d’une psychologie
vaseuse. |