|
|
Programmation
|
|
|
|
En dehors de l’informatique où ce mot prend tout son sens,
nous parlons de programmation, par analogie pour définir les règles
de la communication
entre des individus en interaction.
Attention, nous avons dit : de façon analogique seulement. Pourquoi programmation ? Nous savons qu’un ordinateur
pour fonctionner doit disposer de deux types d’éléments : une base de
données, et des ordres d’opérations à faire sur cette base, les programmes.
On dit des variables et des programmes. Cette opposition entre variables et programme n’est pas sans
rappeler le dualisme
Palo Altien :
Contenu et Relation.
En effet, les programmes sont bien dans une situation de métacommunication
par rapport aux données sur lesquelles ils agissent. Quand on observe un individu dans l’une de ses occupations
favorites, ou quand nous le faisons parler de ce qu’il pense de… si l’on possède
des méthodes d’analyse, nous ne tardons pas à repérer que certaines de ses
idées, de ses actions, se répètent, s’enchaînent toujours de la même façon et
s’auto influencent. Ses comportements
semblent obéir à des règles,
certaines sont générales et partagées par la plupart des contemporains,
d’autres lui sont personnelles. Ces règles de comportements, de pensée,
se comportent comme les différentes lignes d’un programme informatique. L’analogie s’arrête là, mais nous y voyons une grande utilisé
pratique : considérer les actions et les mouvements cognitifs
d’une personne comme un programme nous fait comprendre qu’on ne peut
changer cette personne sans changer toute l’écriture du programme et
pas seulement une ligne, ou pour le dire autrement la réécriture d’une
seule ligne du programme, entraînera, souvent, par voie de conséquence
et par liens systémiques, la réécriture d’une grande partie de l’ensemble.
Une nouvelle programmation verra le jour après modification d’une seule
partie du programme. Prenons un exemple vécu. Soit un pratiquant de Relatio dont
l’objectif
sera d’être plus assuré, plus sûr de lui et de n’avoir plus peur devant
ses supérieurs hiérarchiques. Ceci est l’objectif qu’il nous déclare.
Rapidement on s’aperçoit que ses façons de se comporter dévoilent d’autres
faiblesses que l’on va résumer par les adjectifs : peureux, exalté, changeant… Arès
quelques exercices précis ayant pour but de l’amener à d’autres façons
de se comporter,
on constate que le pratiquant arrive rapidement à prendre sur lui, a
savoir se dissocier
de l’action, à savoir préparer à l’avance ses comportements. Rapidement
il devient plus calme, plus posé, plus constant dans ses pensées. Et par voie de conséquence parce que tout est lié à tout,
il devient plus sûr de lui, et n’a plus peur d’aborder ses supérieurs
hiérarchiques. Et toujours parce que les programmations sont liées, il n’a
plus peur des gendarmes sur la route, ni d’aborder des personnages
importants… Dans ce cas, nous n’avons pas traité la demande du pratiquant
mais une partie de sa programmation, à côté de la demande qui lui a
permis d’être plus calme, et de mieux contrôler ses actes. Le reste
fut par conséquence. Le problème
est résolu sans avoir été traité. Palo Alto
est familier de cette technique consistant à ne pas traiter le problème
directement, dans les termes fournis par le pratiquant (ou le malade),
mais de traiter un des sous-thèmes adjacents au thème évoqué. C’est la technique de la guérilla appliquée au changement ! Relatio reprogramme ses pratiquants. En effet, nous pouvons dire que Relatio est la seule
méthode dont la finalité (pour les pratiquants aguerris et au minimum ayant
passé le niveau 2 avec succès), est de supprimer toutes les programmations en
leur permettant d’agir toujours de façon nouvelle devant chaque nouvelle
situation relationnelle. |