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Progrès
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Juste pour mémoire, c’est un gros mot de l’anti-dictionnaire.
La notion de progrès qui se trouve actuellement en perte d’estime, est
l’idée selon laquelle nos sociétés avancent régulièrement vers des états
meilleurs. Cela est vrai de certaines technologies : les
ordinateurs, les produits dits high-tech, la chirurgie… font de vrais progrès
utiles à l’humanité. Mais, en dehors de cela, les occidentaux de 2008 ne sont
en rien différents dans leurs
relations humaines des grecs de l’Antiquité, et peut-être même des
hommes de Neandertal. Les processus relationnels qui amènent les humains à se disputer,
à s’entretuer, sont toujours là, bien vivants. Les processus
cognitifs qui nous amènent à conduire des raisonnements erronés,
à porter des jugements
faux et à nous conduire de la façon la plus irrationnelle qui soit,
sont toujours bien implantés dans nos cerveaux d’hommes modernes. De temps en temps des hommes de bonne volonté tentent d’introduire
dans nos façons d’agir et de penser, de vrais progrès. Les maîtres zen,
Korzybski, Palo Alto et plus modestement Relatio, tentent cela. Mais,
restons modestes, nous ne sommes que petites fourmis face à la masse
considérable de personnes qui ne raisonnent pas, qui ne comprennent
pas et ne veulent pas comprendre et qui préfèrent la facilité d’émettre
des jugements tranchants et tranchés sur tout et sur tous, sans vérification
de ce qu’ils disent. Sur ces points, rien ne nous autorise à être optimistes. |