Réalité(s)

 

Pour Palo Alto, il existe deux sortes de réalités : la réalité de premier ordre et la réalité de second ordre.

La première englobe tout ce qui existe vraiment, en dehors de nous. Personne ne remet en cause l’existence de la table sur laquelle je pose mon ordinateur, ou de la chaise sur laquelle je suis assis.

Mais la réalité de second ordre est constituée de la façon dont je vois, dont je parle, dont je conçois, le réalité du premier ordre.

C’est la distinction faite dans les textes zen entre douleur, premier ordre, et souffrance, réalité de second ordre, la souffrance étant une réaction personnelle à la douleur.

 

A la suite de Palo Alto encore une fois, Relatio a opté pour l’idée que la réalité (de second ordre) n’existe pas en soi, puisqu’elle est différente pour chacun d’entre nous, et que même elle fluctue pour une seule personne à différents moments du temps (ici et maintenant).

 

Quelqu’un qui me dit : « Les radis, c’est pas bon » se situe dans le monde de la réalité de second ordre. Il attribue aux radis une étiquette qui serait valable en tous lieux et pour tous. Un pratiquant de la Sémantique Générale va me dire : « Je n’aime pas les radis » et se situera là dans une autre réalité, attribué non plus aux radis mais à lui-même, Il se situera plus près de la réalité de premier ordre et émettra des propos moins contestables.

 

C’est d’ailleurs une façon simple de distinguer les deux niveaux de réalités : si ce que je dis est contestable, si vous pouvez dire : pas d’accord, alors nous sommes dans la réalité de second ordre. Celle qui n’existe pas.