Relations symétriques
ou complémentaires

 

Dans Une logique de la communication (1975 pour la version française), Paul Watzlawick définit ainsi ce nouvel axiome : « Tout échange de communication est symétrique ou complémentaire, selon qu’il se fonde sur l’égalité ou la différence ».

 

Dans la relation symétrique, on minimise les différences, et à toute action de l’un l’autre peut répondre par un coup de même nature, que ce soit dans un climat de paix ou de guerre. Par exemple :

- Je t’ai apporté un cadeau
- Moi aussi,

aussi bien que :
- Tu es vraiment bête !
- Pas autant que toi !

 

On peut penser a priori que les relations entre deux amis seront symétriques. Dans notre monde occidental contemporain, on cultive l’utopie que la quasi totalité des relations devraient être symétriques : tout le monde est l’égal de tout le monde. Il n’en reste pas moins que les relations non symétriques sont tout aussi nombreuses.

 

Une relation est complémentaire lorsque la nature des échanges et différente selon le sens de l’interaction.

 

Un patron peut dire à sa secrétaire :

-          « Allez me chercher le dossier Relatio, SVP ! »
et, la plupart du temps, la secrétaire ne peut en faire autant.

 

Ils sont ensemble une relation complémentaire ; lui, en position haute et elle, en position basse.

 

Ainsi, les relations normales (normales ne veut pas dire habituelles) entre un patron et sa secrétaire, entre les parents et les enfants, entre un maître et ses élèves, seront des relations complémentaires, et acceptées ainsi par les deux partenaires.

Le conflit pourra naître si l’un des deux n’accepte pas ce type de relation ; il s’agira là d’un conflit de type relationnel au sujet des positions prises par les partenaires de la relation. Dans ce cas, il y aura rapport de force.