Stabilité

 

C’est un des deux buts fondamentaux de tout système vivant, l’autre but étant l’accroissement.

La systémique nous a appris que tout système pouvait tendre, soit vers la stabilité par rétroaction négative, soit vers l’éclatement par rétroaction positive.

La rétroaction négative ou homéostasie, permet à tout système vivant de se réguler par un « effet thermostat » ; c’est-à-dire que le thermostat cesse de chauffer quand la température voulue est atteinte. Sinon c’est la surchauffe et à terme l’éclatement de la chaudière.

 

La politesse est un thermostat des relations en société qui permet à tout couple prêt à en découdre, de faire retomber la pression : « Pardon, je ne l’ai pas fait exprès ! ». En l’absence de ce régulateur, les protagonistes en viendraient aux mains.

 

Toutefois, il semblerait que dans nos sociétés modernes, la stabilité soit un bien trop convoité. Un système stable en permanence est un système mort. Etre vivant signifie que la stabilité du système est la résultante d’une régulation permanente d’une multitude d’instabilités.

Si tous les citoyens d’un pays recherchaient à tout prix la stabilité, il n’y aurait plus personne pour prendre des risques et l’innovation s’arrêterait, et la société avec.

 

Le monde évolue grâce à ceux qui possèdent le système relationnel le plus vivant possible, donc le plus souvent en déséquilibre momentané. Il faut donc bien voir l’équilibre comme une somme algébrique de déséquilibre ; le système retombe sur ses pieds en quelque sorte après chaque crise d’échauffement.