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Syntaxe
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Dans l’analyse
sémantique pratiquée par Relatio, l’analyse dite syntaxique, n’est
en fait qu’une analyse fine des co-occurrences de mots
et thèmes au sein
des mêmes phrases. L’analyse des co-occurrences aboutit à la création de ce
que nous appelons la « carte
mentale »® ;
elle est la partie vivante de toute analyse de texte. Elle donne une
information que ne peuvent donner ni l’analyse lexicale, ni l’analyse
thématique. En effet, constatons la piètre information consistant pour
l’utilisateur de l’analyse de texte, de savoir que le mot « coq »
revient 20 fois dans des textes composés de 5000 occurrences ; donc que
le mot coq représente :
20/5000 = 0,4 % des occurrences. Il nous semble plus instructif de considérer le
comportement syntaxique du mot « coq ».
Dans quelles phrases se trouve-t-il, voire même, encore mieux, de quelles
phrases est-il absent ? Et, avec quels autres mots se trouvent-ils dans ces
phrases ? Une véritable analyse syntaxique tiendrait compte, en outre, de la
place de coq dans la chaîne du
discours ; est-il sujet, complément...? La plupart du temps, pour les utilisateurs humains de l’analyse,
il suffira d’étudier le contexte des mots pour avoir un aperçu suffisant
de leur signification. Cette étude du contexte
est une étude de co-occurrence. Notre analyse syntaxique ou analyse de contexte fera
apparaître les liaisons des mots entre eux, sous la forme de graphes
syntaxiques appelés aussi cartes mentalesÒ, étant
évident qu’il est possible de dessiner ces graphes à chaque niveau de
l’analyse thématique. On pourra ainsi obtenir des graphes syntaxiques à
partir des mots et expressions, ou à partir des thèmes. Pour savoir quel est le niveau d’analyse le plus pertinent,
les réponses sont pragmatiques.
Avec quel agrandissement faut-il regarder la cellule au
microscope ? C’est en jouant sur la manette de l’instrument que l’on trouve
le niveau le plus significatif ; c’est donc une décision à prendre à
chaque fois. L’analyse syntaxique est donc
l’analyse contextuelle des éléments du discours pris en compte,
lexique comme thèmes. Quel que soit le niveau d’analyse thématique retenu,
le fait d’aller étudier comment ces éléments se comportent dans des
blocs plus importants de textes (les phrases ou les paragraphes), consistera
à rechercher le contexte de ces éléments. L’analyse syntaxique est la plus importante de toutes,
mais aussi la plus complexe. En effet, il suffit de songer qu’avec un lexique
de 100 mots, on peut théoriquement former 2100 phrases
différentes, pour comprendre que les possibilités de l’analyse dépassent
largement les capacités du cerveau humain. Fort heureusement, les mots et thèmes ne sont pas indépendants
les uns des autres ; certains ont tendance à s’associer (à s’attirer),
d’autres à s’éviter. Et, encore une fois, il suffit d’analyser le
comportement des thèmes
les plus fréquents pour retrouver la physionomie de l’ensemble des textes. L’analyse
syntaxique (ou analyse contextuelle) donne une photographie des associations
verbales les plus fréquentes dans l’esprit des personnes interrogées. Le graphe syntaxique redonne vie aux mots et aux thèmes ; avec l’analyse syntaxique,
on cesse de chercher le sens des mots en soi, par leur définition dans
le dictionnaire par exemple, (pour nous un dictionnaire n’est rien d’autre
qu’un véritable cimetière de mots), mais dans
la façon même dont les personnes interrogées les utilisent. On remarque
au passage que la sémantique
comme « étude du sens des
mots » n’échappe pas aux principes de base de la Sémantique
générale, dans la mesure où l’analyse syntaxique est plus proche
du Territoire
que les analyses thématiques ou lexicales. |