Paul WATZLAWICK : Changements, paradoxes et psychothérapie

Ce n'est pas, en premier lieu, pour éclairer un passé inchangeable qu'on a recours à la psychothérapie, mais parce qu'on n'est pas satisfait du présent et qu'on désire rendre meilleur son avenir.(p.7)

Une des erreurs les plus courantes concernant le changement est de conclure que, si quelque chose est mauvais, son contraire est nécessairement bon.(p.38)

Sans solution, il n'y aurait plus de problème.(p.51)

Si un terrible simplificateur est quelqu'un qui ne voit pas de problème là ou il y en a un, son contraire philosophique est l'utopiste qui voit une solution là où il n'y en a pas.(p.66)

Ceux qui acceptent ces idées conventionnelles sur ce qu'une relation conjugale devrait être "en réalité" vont certainement trouver des problèmes dans leur mariage et se mettre à chercher une solution jusqu'à ce qu'ils en arrivent au divorce.(p.77)

La signification causale du passé n'est qu'un mythe, fascinant mais faux.(p.106)

Une fois qu'un objet est conçu comme membre d'une classe donnée, il est extrêmement difficile de le voir comme appartenant aussi à une autre classe.(p.120)

Le re-cadrage, pour utiliser une fois de plus le langage de Wittgenstein, n'attire pas l'attention sur quoi que ce soi - ne produit pas de prise de conscience - mais enseigne un nouveau jeu qui rend l'ancien caduc.(p.126)

Un bon nombre de gens qui cherchent une aide décrivent leur problème d'une façon apparemment sensée mais en fait inutilisable : ils voudraient être plus heureux, mieux communiquer avec leur conjoint, profiter davantage de la vie, avoir moins de soucis, etc. L'imprécision même de ces objectifs les rend impossibles à atteindre.(p.134)

Or, et c'est là presque une règle pour les situations humaines, les solutions de bon sens sont celles qui vont le plus à l'encontre du but recherché et sont même parfois les plus destructrices.(p.175)