|
Paul
WATZLAWICK : Les cheveux du
baron de Münchausen
|
|
Et il est en premier lieu tout à fait inexact de dire qu'en cas de divergences d'opinions à propos de la nature d'une relation humaine un des partenaires puisse avoir raison et l'autre tort, ou encore, pour anticiper brièvement un de nos thèmes principaux, qu'un des partenaires soit "normal" et l'autre "fou". (p.13) Une de nos thèses consiste à dire qu'il y a certes des relations perturbées mais nullement des individus perturbés - ou, plus précisément, que les comportements perturbés existent en fonction de relations humaines, non en fonction d'individus psychiquement malades. (p.18) ...il est d'une importance fondamentale pour notre santé mentale que nos perceptions interpersonnelles soient reconnues et que nos définitions relationnelles soient acceptées et confirmées par nos partenaires. Etre compris par autrui signifie que l'autre partage avec nous notre propre vision de la réalité interpersonnelle et la ratifie d'une certaine façon. (p.23) Les systèmes qui fonctionnent bien disposent apparemment d'une meilleure flexibilité et d'un plus grand répertoire de règles, alors que des systèmes "malades", c'est-à-dire très conflictuels, n'ont qu'un nombre réduit de règles, et elles sont difficilement modifiables. (p.30) On considère naïvement comme allant de soi que lorsque le nom de quelque chose existe, la "chose" ainsi nommée doit aussi exister. (p.87) "Si tu veux connaître, apprends à agir". VON FOERSTER Tous les êtres vivants dépendent inévitablement de la conception qu'ils ont de leur environnement. (p.162) Coller des étiquettes aux gens et aux problèmes. Trois niveaux : 1. Il a tel ou tel comportement, 2. Il a telle ou telle personnalité ou maladie et 3. Il est.... Exemple : 1. " Il se met en colère sans raison ", 2. " Il a une propension à la colère " et 3. " Il est coléreux ". |