Paul WATZLAWICK : Une logique de la communication

Toute interaction peut être définie par analogie avec un jeu, c'est-à-dire comme une succession de "coups" régis par des règles rigoureuses. (p.38)

Les causes possibles ou supposées d'un comportement n'ont qu'une importance secondaire, mais par contre l'effet de ce comportement dans l'interaction d'individus étroitement liés, devient un critère d'une importance primordiale. (p.41)

Les êtres humains engagés dans une interaction ont constamment recours à ce vice de raisonnement :
A et B prétendent tous deux qu'ils ne font que réagir au comportement de leur partenaire sans s'apercevoir qu'ils influencent à leur tour leur partenaire par leur propre réaction. (p.42)

Toute communication présente deux aspects: le contenu et la relation, tels que le second englobe le premier et par suite est une métacommunication. (p.52)

La nature d'une relation dépend de la ponctuation des séquences de communication entre les partenaires. (p.57)

Mais le choix entre l'essentiel et le non-pertinent varie manifestement d'un individu à l'autre, et semble déterminé par des critères qui, dans une large mesure, échappent à la conscience; Il y a tout lieu de croire que la réalité est ce que nous la faisons. (p.93)

Affirmer que le comportement de A provoque le comportement de B, c'est négliger l'effet du comportement de B sur la réaction suivante de A; c'est en fait, déformer la chronologie des faits en choisissant une ponctuation qui met en relief certaines relations tout en voilant d'autres.(p.126)

Dans une séquence de communication, tout échange de messages restreint le nombre d'échanges suivants possibles. (p.132)

Mais dans la vie réelle elle-même, le caractère incessant du changement s'accompagne rarement d'une prise de conscience ; le plus souvent, on change et on ne sait pas comment ni pourquoi. (p.242)

La réalité, dans une très large mesure est ce que nous la faisons. (p.266)