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JOSIANE
DE SAINT PAUL ET ALAIN CAYROL : Derrière la magie
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Très
orienté vers le changement Changer suppose donc élargir notre vision du monde afin de pouvoir disposer d'une pus grande liberté de manœuvre dans notre vie. (p. 22) Lorsqu'un être humain voit les choses différemment, il se comporte différemment. (p. 22) La distinction entre modèle et théorie est importante ; le rôle d'un modèle est de décrire le fonctionnement d'un système, humain ou non humain, celui d'une théorie consiste à fournir une tentative d'explication ou d'interprétation à la question : pourquoi est-ce que ce système marche ainsi ? Elaborer un modèle revient à créer une réplique, une copie de phénomènes observés afin de pouvoir les reproduire à volonté. L'ensemble des spéculations intellectuelles propres à une théorie n'apporte souvent que eu d'aide dans ce domaine. (p. 22) " Nous nous considérons comme des créateurs de modèles. Ce que nous faisons principalement, c'est d'accorder très peu d'attention à ce que les gens disent faire et beaucoup d'attention à ce qu'ils font vraiment. (…) La fonction d'un modèle est d'arriver à une description qui soit utile. " Grinder et Bandler. Nous ne sommes pas en contact direct avec le monde. (…) Tout comme la carte n'est pas le territoire, l'idées que nous nous faisons du monde n'est pas le monde. (p. 29) Chaque structure linguistique, de par la nature même du langage, ordonne d'une certaine manière notre perception du monde. Autrement dit, nous ne lisons le monde qu'au moyen de la structure linguistique qui est la nôtre. (p. 31) Un grand nombre de personnes ont tendance à prendre une critique de leur comportement comme un rejet de leur personnalité. (p. 36) Nous pensons que les personnes qui répondent créativement aux défis et aux stress de la vie sont celles qui ont une représentation/carte de leur situation assez riche pour accéder à des options satisfaisantes, ce qu'une vision rétrécie de la réalité ne permet pas toujours. (p. 38) Avoir le choix, c'est disposer de plusieurs réponses possibles dans une situation donnée. (p. 40) Un des principes logiques de la cybernétique (loi de la variété requise) selon lequel, dans tout système quel qu'il soit, c'est l'élément le plus souple qui prend le contrôle. (p. 41) Le modèle du monde d'une personne se compose de ses perceptions présentes, ainsi que de la totalité de ses représentations analogiques et digitales concernant le passé, le présent et lez futur : sentiments, pensées, décisions de vie, convictions diverses, souvenirs et anticipations. (p. 50) Le communicateur efficace est le plus souvent celui qui possède une flexibilité de comportement et un répertoire d'options assez large pour s'adapter à chaque situation. (p. 59) Ce que nous ne nommons pas émerge rarement à notre conscience. (p. 61) Comportement structuré : un comportement qui est toujours identique dans un contexte donné, et dont le déroulement suit toujours à peu près le même schéma. (p. 63) Nous nous comportons en fonction de ce que nous pensons et ressentons, consciemment ou non, et l'on peut comparer notre cerveau à une sorte de bio-ordinateur central qui traiterait l'information et mettrait en oeuvre des programmes alors que le comportement serait le terminal de cet ordinateur. (p. 65) Je ne comprends vraiment ce que j'ai voulu dire que lorsqu'on m'a répondu. Norbert Wiener (p. 79) Nous communiquons beaucoup plus de choses que nous en sommes conscients. (p. 79) Que l'influence que nous avons les uns sur les autres soit voulue ou non est secondaire par rapport au fait qu'elle est bel et bien réelle, et nous considérons que d'un point de vue pragmatique, communiquer et influence sont pratiquement synonymes. (p. 80) La signification d'un message est donnée par la réponse qu'il suscite. (p. 81) La sympathie est souvent considérées à tort comme le signe que le contact est établi. En fait, créer le rapport c'est rencontrer la personne dans son modèle du monde, sur son propre terrain. C'est lui montrer qu'on l'accepte telle qu'elle est et établir un climat d'ouverture et de confiance. (p. 83) Ce que nous faisons inconsciemment, nous pouvons apprendre à le faire consciemment. (p. 85) Confronter directement le modèle du onde de quelqu'un en lui affirmant que les choses ne sont pas telles qu'il le croit ne conduit le plus souvent qu'à renforcer l'intéressé dans l'idée que son interlocuteur ne le comprend pas, même s'il apprécie par ailleurs les efforts faits pour le rassurer. Il est donc préférable d'accepter le système de croyances d'une personne, même si le but final est de le modifier, et ceci chaque fois que ce procédé ne présente pas d'inconvénient majeur. (p. 90) Il en ressort que les meilleurs vendeurs sont ceux qui créent un cadre de confiance en s'adaptant à chaque client et en exerçant une influence sur son mode de pensée et d'expression. (p. 94) Nous ne perdons pas de vue que les êtres humains sont plus complexes que les théories qui les décrivent. (p. 147) Nous n'acceptons pas d'objectifs dont la réussite dépend d'autres personnes, ou consiste à vouloir changer autrui. (p. 148) Le constat pédagogique en matière d'apprentissage est que les compétences acquises sur un lieu de formation sont souvent mal transférées à la vie quotidienne. (p. 150) En thérapie le recadrage est une intervention qui a pour but de changer la réponse interne d'une personne devant un comportement ou une situation, en modifiant le sens qu'elle lui accorde.(p. 182) Contrairement à l'a assertion selon laquelle " les faits sont têtus ", nous pensons qu'ils sont d'une grande plasticité et que, dans la plupart des cas, ils ont d'abord la signification qu'on veut bien leur donner. Aucun comportement n'a de sens en soi, on peut lui en attribuer une multitude. (p. 185) |